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CHAPITRE XII

Sens de l'ouïe. — Organe de l'audition. — Oreille exlerne ; pavillon de l'oreille, conduit auditif — Oreille moyenne ; tympan, caisse du tympan, fenêtre ovale, fenêtre ronde, trompe d'Eustache, osselets de l'ouïe, muscles et mouvements des osselets. — Oreille interne ; labyrinthe, vestibule, canaux demi-circulaires, limaçon, labyrinthe membraneux.— Nerf auditif. — Bruits et sons ; durée, hauteur, intensité, timbre du son ; marche du son dans l'air, dans l'eau, dans les corps solides; gravité, acuité du son. — Mécanisme de l'audition; fonctions des diverses parties de l'oreille; marche des sons dans l'oreille; propagation des sons jusqu'à l'appareil auditif par les vibrations des os du crâne. — Opinions des physiologistes sur les fonctions des diverses parties du labyrinthe ; théorie de M. Helmholtz. — Finesse et délicatesse de l'ouïe. — Juslesse de l'oreille. — Appréciation de l'intensité, de la distance et de la direction des sons; ventriloquie. — Durée des impressions auditives. — Sensations d'origine intérieure. — Parallèle de l'oreille et de l'œil.

Oreille. L'organe de l'ouïe n'est pas placé à la face, comme ceux de la vue, de l'odorat et du goût, mais dans l'épaisseur de la base du crâne. Toutefois, on peut dire qu'il se rattache à la face, comme élément de la physionomie, par son appareil extérieur qui contribue à l'expression de la tête. L'oreille se divise anatomiquement en trois régions : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.

Oreille externe. C'est la partie la moins compliquée

de Torgane ; elle se compose du pavillon de l'oreille ef du conduit auditif.

Le pavillon de V oreille, que son nom assimile à la partie évasée des instruments à vent ou d'un porte-voix, est un cornet acoustique qui recueille les ondes sonores et les conduit dans les profondeurs de l'appareil auditif. Il consiste en une lame cartilagineuse, élastique, enveloppée d'une peau délicate et capricieusement modelée. Son bord, arrondi à la partie supérieure et replié sur lui-même, forme V ourlet ou Vhélix, et se termine en bas par le lobule. Au centre se trouve la conque^ limitée en arrière par rf^îi^ft^'/io; et qui vient aboutir au conduit auditif. Les saillies du tragus et deVcmtitragiis, séparées par une échancrure elliptique , protègent l'orifice de ce conduit, et un duvet, qu'on pourrait appeler les cils de l'oreille, tamise l'air qui pénètre dans l'organe.

Le- pavillon de l'oreille, dirigé en avant, se détaclie de la tête et ses lignes se raccordent élégamment à l'ovale du visage.

De Blainville a comparé les courbes et la surface du pavillon de l'oreille à celles de la tête. Suivant ce naturaliste, la partie supérieure du pavillon correspond dans sa courbe à celle du crâne et le bord libre de l'ourlet décrit une courbe parallèle à celle qui cerne la fosse temporale , quand la tète est peu saillante dans sa région moyenne et la fosse temporale peu marquée, l'ourlet n'existe pas, il est au contraire large et prononcé quand la voûte du crâne surplombe la fosse temporale. La conque de l'oreille correspond à la mâchoire supérieure, elle lui est proportionnelle et le relief de l'origine de l'hélix traduit le relief de l'arcade zygoma-

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