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ram libres de toute entrave et provoquent la congestion utéraovarienne, phénomène initial du travail.
Le produit du corps jaune, en même temps qu'il modère on abolit la propriété des vaso-dilatateurs utéroovariens et des fibres utérines, étend son action sur les nerfs sensitifs de la matrice qu’il anesthésie. Les contractions indolores de la grossesse semblent confirmer notre : manière de voir, et quand vient le travail, l’anesthésique disparaissant, les contractions deviennent douloureuses.
Si quelques doutes planent encore dans l'esprit et empêchent d'accepter cette cause pour la vraie, le corps jaune lui-même va nous donner le moyen de les dissiper en nous .apportant une preuve de plus à la justesse de notre opinion.
Que devient l’oariule quand l’ovule est fécondé ?
Ce corps jaune, au lieu d'évoluer en 28 jours comme celui de la menstruation, se développe pendant les deux premiers tiers de la grossesse suivant Gastel pendant le premiers tiers seulement suivant d’autres auteurs puis s'atrophie par resorption pendant les deux derniers tiers pour disparaître complètement, en tant qu'organe, au moment de l’accouchement en laissant à sa place une cicatrice proportionnelle à son accroissement.
Pourquoi l’évolution de l’oariule dont l'ovule est fécondé, se fait-elle en neuf mois, pendant tout le temps de la grossesse, au lieu de s’effectuer en un mois ? La fécondation en tant que pénétration du spermatozoïde dans lovule, n’a pu en rien le toucher et cependant non seulement il
évolue, pendant un laps de temps égal à celui de la gros-
LB res sessé, mais encore il atteint des dimensions considérables, trois ou quatre centimètres de diamèire, c'est-à-dire qu'il devientplus gros que l'ovaire lui-même. De sorte qu on peut dire : l'évolution du corps jaune typique ou atypique est directement proportionnelle à l’évolution de l'utérus, tant au point de vue du temps qu’au point de vue du volume. Ce fait nous semble bien prouver que le vrai corps jaune joue un rôle prépondérant et pendant la grossesse et au
moment du travail.
L'utérus pendant tout le temps de la gestation, vu le
grand développement de ses fibres, de ses nerfs et de ses
vaisseaux a besoin d’un modérateur puissant pour empèêcher la congestion et éviter les contractions qui provoqueraient fatalement l'expulsion du fœtus.
Cet agent modérateur, c'est le corps jaune typique qui le lui fournit et pour être à la hauteur de sa tâche, acquiert lui-même un volume considérable et produit une quantité de principe proportionnelle aux besoins de l'utérus et de l'ovaire, pendant un temps égal à celui de la grossesse.
Cette action du produit oariulique sur lutérus est tellement intense que parfois les excitations les plus énergiques : émotions morales vives, traumatismes, tentatives d’avortéement même sont impuissantes à provoquer la contraction de cet organe.
t Que cette sécrétion vienne à tarir, les vaso-dilatateurs utéro-ovariens et les fibres musculaires de l'utérus recouvrent immédiatement leurs propriétés physiologiques et provoquent spontanément tous les phénomèmes que nous
connaissons, et cela que l’utérus contienne un œuf ou
| — 39 — ne contienne rien comme dans la grossesse extra-utérine.
Le corps jaune n'est pas la seule glande de l’organisme qui ait pour fonction de sécréter un principe ayant la propriété modératrice du système nerveux et des fibres
musculaires. Le corps thyrhoïde a également une action analogue, modératrice sur les nerfs et le muscle du cœur et aussi sur certalis vaisseaux.
En effet, ne voit-on pas, quand la fonction de cette glande est entravée par une cause quelconque, un goître par exemple, le cœur subir des excitations et des dilatations qui le mettent en danger. Laveran et Teissier disent à l’article du goître exophtalmique :
« Les palpitations avec accélération des battements du cœur constituent une des manifestations constantes de la maladie. Le cœur peut battre cent trentre, cent soixante fois par minute, c’est-à-dire, ses battements peuvent être tellement précipités qu'ils deviennent incoinptables : c’est un véritable affolement, c’est la folie cardiaque de Bouillaud.
« Sous l'influence de cette excitation anormale, un certain degré d’hypertrophie peut se produire ; d’autres fois le muscle cardiaque, épuisé par cette sorte de surmenage se laisse distendre, la dilatation s'ensuit, et après elle, pour quelques auteurs, une insuffisance relative de l’orifice auriculo-ventriculaire gauche, celle-ci est temporaire et disparaît généralement quand la maladie a rétrocédé. G. Sée toutefois aurait vu, dans quelques cas, l’insuffisance mitrale ainsi produite persister après la disparition
des accidents.
ED et
« Enfin Debove a observé dans quelques cas de véritables dilatations aiguës du cœur, donnant lieu à-tout le cortège symptomatique de. l’asystolie (ædème, ascite, hypertrophie du foie, etc.) sans que le moindre soufle soit venu révéler l'existence d’une lésion valvulaire.
« Les vaisseaux du cou sont considérablement dilatés ils sont animés de battements énergiques... Les canaux veineux sont le siège d’une turgescence toute spéciale ».
C'est probablement parce que cet organe ne peut suffire, seul, pendant le premier âge de la vie, à modérer les actions excitatrices des nerfs sur le cœur, alors surtout que celui-ci abesoin de toute la modération dans son fonctionnement, que l'enfant naît avec une seconde glande, le thymus, qui disparaît vraisemblablement quand le premier devient apte à remplir seul sa tâche ou peut-être quand le muscle cardiaque devient moins excitable.
On dirait qu'il en est de même des oariules ; au début de la grossesse, il s’en produit plusieurs dont un vrai ou typique chez la femme et les autres faux ou atypiques.
Les recherches de Gastel sur la superfétation l'ont con-' duit aux conclusions suivantes qui nous intéressent.
« Pendant les deux premiers tiers de la gestation, chez les mammifères, les theca de tous les follicules s’hypertrophient, qu’ils aient été rompus ou non; il en résulte la formation de corps jaunes typiques pour les premiers et de faux corps jaunes pour les seconds. C’est-ce qui explique, pourquoi, sur un ovaire de lapine on trouve quelquefois une vingtaine de faux corps jaunes à côté de deux ou trois typiques.
Les contractions utérines de la grossesse, les avortements ou accouchements provoqués et les avortements ou accouchements par suite d’hémorrhagie.
Nous croyons donc notre opinion suffisamment démontrée ; mais il semblerait de prime abord, que d’après elle, l'utérus devrait rester dans un.repos absolu et ne présenter aucune contraction pendant tout le cours de la gestation.
Il n’en est rien cependant, car tout le monde sait que l'utérus se contracte tout le temps et surtout à la fin de la grossesse. Ceci contredirait-il notre opinion ? Non, les faisceaux musculaires ét les filets nerveux de lutérus, avec leur accroissement progressif acquièrent une tendance bien marquée à réagir aux moindres excitations (froid, mouvements du fœtus, légers traumatismes), ct réagissent en effet par des contractions indolores, malgré la présence du principe modérateur et quand {lexcitateur l'emporte en intensité sur ce dernier. Mais comme lexcitation est passagère, le modérateur placé en permanence prend bientôt le dessus et tout rentre dans l’ordre.
Nous avons vu précédemment pourquoi les contractions utérines sont indolores pendant la grossesse et douloureuses au moment du travail. |
Que ces excitations viennent à persister aussi intenses
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et aussi longtemps que leur antagoniste, comme cela arrive dans l'accouchement provoqué ou dans une*hémorrhagie : sonde élastique, eau, sang, placés entre les membranes et l’utérus. les fibres et les nerfs de la matrice qui sont sollicités par ces excitations à reprendre simplement leurs propriétés physiologiques, entrent en activité et provoquent la congestion et la contraction utérines, d’où expulsion de l'œuf.
Voilà donc l'explication des avortements et accouche-
ments provoqués où par suite d’'hémorrhagie.