INTRODUCTION
Lorsqu'un organisme est en proie à une infection, il tend à se défendre contre elle par la mise en œuvre de toutes ses sécrétions. La tuberculose ne fait pas exception à cette règle ; il est bien certain qu'en étudiant soigneusement toutes les glandes à sécrétion interne d’un tuberculeux, on y trouvera des modifications dues, pour une part certainement, à l’action du bacille et de ses poisons sur ces organes, mais aussi à la réaction défensive de ceux-ci contre le processus infectieux.
Le corps thyroïde, en particulier, qui joue un rôle considérable dans la physiologie normale de l’organisme, devait présenter des modifications dues à ces deux causes : c’est ce que nous avons eu l'intention d'étudier ; mais nous avons eu l’idée de ne pas nous contenter de rechercher l'état anatomique du corps thyroïde dans le cas d'infection tuberculeuse, mais encore de nous rendre compte dans une certaine mesure de son activité physiologique, en dosant l’un des constituants primordiaux de sa sécrétion l’iode. :
Nous sommes arrivés ainsi à nous rendre compte de la physiologie réelle de la glande, mieux que par un simple examen de sa structure anatomique. Ce qui importe en effet, c'est de savoir si la sécrétion thyroïdienne est active, normale ou modifiée, et le simple examen d’une coupe