‹ Le Corps Thyroïde Des Tuberculeux: Recherches Histologiques & ChimiquesChapitre 4 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsqu'un organisme est en proie à une infection, il tend à se défendre contre elle par la mise en œuvre de toutes ses sécrétions. La tuberculose ne fait pas exception à cetle règle ; il est bien certain qu'en étudiant soigneusement toutes les glandes à sécrétion interne d’un tuberculeux, on y trouvera des modifications dues, pour une part certainement, à l’action du bacille et de ses poisons sur ces organes, mais aussi à la réaction défensive de ceux-ci contre le processus infectieux.

Le corps thyroïde, en particulier, qui joue un rôle considérable dans la physiologie normale de l’organisme, devait présenter des modifications dues à ces deux causes : c’est ce que nous avons eu l'intention d'étudier ; mais nous avons eu l'idée de ne pas nous contenter de rechercher l’état anatomique du corps thyroïde dans le cas d'infection tuberculeuse, mais encore de nous rendre compte dans une certaine mesure de son activité physiologique, en dosant l’un des constituants primordiaux de sa sécrétion l’iode.

Nous sommes arrivés ainsi à nous rendre compte de la physiologie réelle de la glande, mieux que par un simple examen de sa structure anatomique. Ce qui importe en effet, c'est de savoir si la sécrétion thyroïdienne est active, normale ou modifiée, et le simple examen d’une coupe

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(malgré les perfectionnements de l'histo-chimie) ne renseigne pas toujours sur la valeur réelle de l'organe. Nous avons laissé de parti-pris de côlé l'étude des parathyroïdes à cause des difficultés de la technique.

Nos recherches ont été faites à la Clinique Médicale Laënnec, dans le laboratoire et dans le service de M. le Professeur Landouzy, à qui nous sommes très heureux d'exprimer ici tous nos respectueux remerciements pour les conseils qu'il nous a donnés, et pour le grand honneur qu'il nous à fait de bien vouloir accepter la présidence de notre thèse.

M. le Professeur agrégé Letulle, dont nous avons été l'externe, a bien voulu nous permettre d’examiner un certain nombre de pièces provenant de son service; nous l'en remercions bien vivement, ainsi que de la grande bienveillance avec laquelle il a bien voulu nous donner son avis si autorisé sur quelques-unes de nos coupes.

Nos dosages ont été faits sous la direction et la surveillance de M. Henri Labbé, chef de laboratoire à la clinique Laënnec ; nous le remercions sincèrement d’avoir mis si obligeamment à notre disposition sa compétence bien connue.

L'idée primitive de ce travail nous a été donnée par M. le Docteur Vitry, chef de clinique adjoint à la Faculté, qui à continué à nous diriger dans toutes ces recherches, comme il l'avait fait depuis le début de nos études médicales. Nous lui exprimons ici loute notre reconnaissance et gardons le meilleur souvenir des heures de travail pas-

sées avec lui.

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