‹ Le CorrègeChapitre 104 sur 158 · PREMIER OVALE AU-DESSUS DE LA DEESSE A DROITE · texte numérisé non relu

PREMIER OVALE AU-DESSUS DE LA DEESSE A DROITE

Deux beaux enfants, dont l'un, vu de trois quarts avance sa jolie jambe repliée sur le devant de l'ovale. On voit paraître sa tète souriante sous son bras levé, tandis qu'il s'efforce de dégager l'autre bras des mains de son compagnon qui le relient de toute sa force par le pois^net. Le groupe est ravissant de ^-râce enfantine.

igd LE CORRÈGE

La grisaille (en forme cintrée placée au-dessous) représente le groupe des trois Grâces. Ce sont des corps splendides de déesses, qui se tiennent entrelacées amoureusement. Celle du milieu, vue de dos, est légèrement appuyée sur sa jambe droite. Une des Grâces, celle de gauche, est vue de face, l'autre de profil.

L'arrangement de leurs cheveux, l'attitude de leurs corps et la beauté des formes rappellent l'antique, tout en ayant la fraîcheur d'une œuvre originale. De fait, ce groupe des trois Grâces, inventé par le Corrège, n'a rien de commun (sinon le sujet et la beauté plastique) avec le fameux groupe de Raphaël, que celui-ci copia de Tantique, d'après Toriginal grec en marbre blanc, qu'on admirait jusqu'en ces dernières années à la bibliothèque de la cathédrale de Sienne; groupe que le jeune maître a répété très souvent *.

Le Corrège, comme nous le prouve cette merveilleuse œuvre de Saint-Paul, n'avait aucun besoin d'une inspiration directe de l'antique. Les richesses de son imagination lui tenaient lieu des modèles et faisaient tous les frais de ses œuvres.

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