Ibidem] verset i
d'une profonde stupeur. Ici encore le Corrège est fidèle au texte qui dit * :
« Et quand je l'aperçus je tombai à ses pieds « comme mort. Et lui il posa sa main droite sur (< moi, me disant : Ne crains rien, je suis le Pre- (( mier et le Dernier w.
L'aig-le symbolique est placé à côté de saint Jean et lève son œil perçant vers la lumière. Au-dessus de lui, les trois autres évangélistes apparaissent, groupés dans les nuages sous la figure d'hommes mûrs et intelligents. Ils semblent causer entre eux avec animation. L'un d'eux, de son bras et de sa main levée, désigne l'éclatante vision. Ce groupe central de la voûte est d'une vérité et d'une vie extraordinaires. Voilà la disposition générale de cette grande composition. Dans cette vision merveilleuse, le Corrège n'a pas seulement dépassé ses devanciers comme artiste, mais aussi comme poète. Laissant de côté tous les fléaux décrits par l'Apccalypse et le Jugement dernier^ avec ses terreurs, il a voulu représenter cette nouvelle Jérusalem qui n'est éclairée selon l'Apôtre « ni par le soleil ni par la lune, mais par la clarté de la justice et de la vérité ».
Avec cette grandeur d'âme qui sait concevoir le beau et ce génie divin qui sait le figurer sous une forme plastique, le Corrège a voulu représenter cette clarté divine dans la personne du Christ. Se souvenant du texte de saint Jean ^ où il est dit :