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I. Ibidem, verset

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nuée d'ang-es. Il y monte par un mouvement naturel (fig-urant une ascension rapide dans les airs) qui donne à son attitude et à son geste la grâce et la majesté divine avec la légèreté aérienne de l'oiseau au vol. Sa belle tête, dont les yeux sont levés, est tournée au ciel. Sa jambe gauche est repliée. Le bras droit est levé; l'autre est dirigé vers la terre. Son beau corps, ag-ile et souple, semble attiré irrésistiblement vers les régions lumineuses où il plane dans son élément, et où il semble inviter les autres à le suivre par un beau sourire. L'ensemble de sa figure est d'une beauté céleste. Ses yeux révèlent des merveilles de bonté et de charité. La joie d'un amour infini, joint à une sympathie illimitée, donne à son regard l'attrait et la splendeur d'un feu vraiment divin. Son front, où semble briller la vérité et la justice, n*a point d'autre auréole. Le soleil de la vie intérieure donne à toute sa personne un rayonnement de beauté qui se grave dans la mémoire comme une fête desyeux. Une draperie jaune pâle enveloppe cette merveilleuse figure à mi-corps et vient flotter derrière sou épaule gauche. Au-dessous de la frange nuageuse formée par des myriades d'anges, les groupes des apôtres se détachent sur le ciel bleu. Dans le Christ, le Gorrège a figuré la beauté souveraine qui vient de la perfection morale; pour les apôtres il a fait choix d'un type moins élevé. Ce sont de beaux hommes robustes et vigoureux, d'une carrure et d'une solidité toute populaires. Ces tètes ont pour la plupart des expressions convaincues et puissan

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tes. Le fond sémitique y domine. Le feu du fanatisme oriental s'y mêle à une simplicité rustique et à une sorte de noblesse native, dont étaient doués sans doute ces forts lutteurs qui, par leur courag-e, surent frayer un chemin à la nouvelle loi.

Pour bien observer ces g-roupes, on devra commencer par celui du centre qui représente le visionnaire de Pathmos — prosterné à terre par l'éclat de la divine apparition. Il est placé au bas de la coupole, vis-à-vis du grand autel. C'est en tournant le dos à la porte d'entrée qu'on l'aperçoit. Le spectateur se trouve alors en face d'un g-roupe majestueux : en bas, le vieillard de Pathmos est à demi couché sur un g-rand livre, la tète et les mains levés au ciel, dans l'attitude de l'étonnement.

Au-dessus de lui, campis sur des nuées, où se jouent de beaux ang-es, sont g-roupés les autres évangélistes (Mathieu, Marc et Luc) sous les traits d'hommes mûrs, au front noble et intelligent. La figure centrale de ce g-roupe, qui forme avec les autres comme une pyramide, appuie son bras gauche sur l'épaule de son compagnon, en étendant la main comme pour indiquer la « Vision )). Son bras droit est fortement aopuj'é sur les nuages. A gauche de ce groupe, le troisième évangéliste se penche avec un geste énergique vers les deux premiers, en prêtant une attention profonde à leur discours. — Des anges entremêlés aux nues animent ce groupe mouvementé.

A droite de la fresque centrale se trouve le premier g-roupe des apôtres, Pierre et Paul. Les autres se suivent par groupes de deux, occupant ainsi tout l'espace du pourtour de la coupole.

I^'' GROUPE d'apôtres

En ce g"roupe remarquable on voit figurés saint Pierre et saint Paul. Les figures sont vues presque de profd. Ils sont assis sur les nuées, l'un à côté de l'autre. Le vieux saint Pierre, la mainlevée au ciel, semble parler avec animation. Il est rempli d'élan et d'enthousiasme; tandis que saint Paul, ancré dans ses pensées, semble absorbé et comme ébloui par la vision. Il tient sa tête légèrement inclinée en avant, ses bras sont croisés sur sa poitrine, son attitude exprime une profonde adoration.

On reconnaît dans son expression l'ardent disciple de la foi, l'apôtre de la Rédemption par la loi de la conscience. On y retrouve la nature ardente de l'impétueux légionnaire qui commença par persécuter les chrétiens, et qui, frappé à l'improviste par la lumière de cette grande vérité, devint leur plus puissant défenseur. Un ange gracieux et mignon est debout devant saint Paul, sur une grosse nuée qui avoisine sa tète. Il fait ressortir par sa grâce enfantine le type accentué et les cheveux noirs de saint Paul. Saint Pierre tient les clefs emblématiques de sa main droite ; de sa gauche il montre le ciel. Ses cheveux sont blanchis par l'âge.

LES COUPOLÎ?:S DE PARME Soy

Son £;-esle énergique rappelle le disciple qui prêchait la rédemption par les œuvres. Un petit enfant, roulé dans un nuag-e, joue à ses pieds. Son corps mig-non ressort avec grâce comme d'un voile de vapeurs légères. Les nuages lumineux amoncelés derrière ce groupe ouvrent à l'oeil des profondeurs d'espace et des perspectives infinies.

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