‹ Le corricolo opéra comique en trois actes paroles de Eugène Labiche et A. DelacourChapitre 23 sur 69 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

HECTOR, puis CAROLINE.

HECTOR, seul.

11 a vu ses jarretières! Allons donc, un fat qui se vante... c’est un fat, sans doute... mais cest éga ... recevoir un pareil aveu en pleine poitrine, ça roo un mari. ( Caroline parait sur le seuil (le la porte.)

CAROLINE, à part.

11 est seul !

HECTOR

Ah ! vous voilà, madame... me ferez-vous enfin l’honneur de me reconnaître?

CAROLINE

Volontiers... il n’y a pas de témoins...

LE CORP.ICOLO

HECTOR

Comment ?

CAROLINE

Si j’avais eu l'imprudence d’avouer devant le monde que vous êtes mon mari... je vous aurais donné des droits sur ma personne... et, en ce moment, j’ai besoin de toute ma liberté...

HECTOR

Votre liberté... et qu’en voulez-vous faire ?

CAROLIN E .

J’ai projeté un petit voyage... je veux aller à Venise... pour prendre des renseignements sur certaine chanteuse.

hector, à pari.

Aïe!...

CA1IOL1K E.

Donton parle beaucoup...

HECTOR

Une chanteuse...

La Fioretta ?

HECTO R

Je ne connais pas...

CAROLIN E.

Oh! vous êtes si occ ipé à peindre la vie de saint Bruno... dans votre couvent des Chartreux, où l’on dort sur une planche...

hector , à pan.

Elle se moque de moi !

CAROLINE

Tenez, avouez tout... et peut-être pourrais-je vous pardonner...

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