‹ Le corricolo opéra comique en trois actes paroles de Eugène Labiche et A. DelacourChapitre 41 sur 69 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HECTOR, GASTON, puis LE PODESTAT, Gardes, Peuple.

Hector, seul.

Elle se moque de moi... mais patience!

gaston, entrant, suivi de ses musiciens.

Signor Capucini... placez vos hommes sous celte terrasse. .. et attendez mes ordres. (Apercevant Hector.) Comment, toi ici ?

HECTO R

Tu ne m’attendais pas.

GASTON

Ah ça! mais c’est une persécution... poursuivre ainsi une dame qui ne te connaît pas... qui, j'ose le dire, ne te témoigne aucune sympathie.

HECTOR

Oh ! cela peut venir... Tu sais, les femmes*.. gaston, à part.

Allons! il faut en finir!... d’un coup je vais ruiner toutes ses espérances... (Haut.) Mon ami, je suis obligé de te faire un aveu qui, je l’espère, arrêtera tes projets, et ne laissera place dans ton cœur qu’à un seul sentiment... celui du respect...

Parle !

GASTON

Apprends donc que mademoiselle Caroline...

HECTOR

Ah! elle est demoiselle?

GASTON

Oui... que mademoiselle Caroline est ma fiancée... je dois l’épouser. •

HECTOR

Pas possible !

GASTON

Tout est d’accord... l’cncle consent... et tu comprends que dans une pareille situation...

HECTOR

Je n’ai plus qu’à m'incliner... la femme d’un ami... c’est trop juste... (A part.) C’est égal, il me tarde de voir arriver le podestat avec sa petite troupe. GASTON qui a donné quelques ordres aux Musiciens, ' à Hector.

Tu permets... C’est une sérénade que j’ofïre a ma fiancée.

HECTOR

Fais donc... fais donc... ne te gêne pas... [Gaston pSL guitare rte rnained’un Les Capucini l’accompagnent avec leurs gu lia tes.)

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