SCÈNE VU
Les Mêmes, CAROLINE, NINEllA, PLAN- TUREUX.
Caroline, paraissant sur le seuil de la porte. Parmi vous, j’espérais demeurer inconnue.
Mais ce bruit, cet éclat, cette foule accourue... hector, à Caroline.
Tout vous oblige à vous trahir.
Caroline, à Hector.
Puisque vous l’exigez, je dois en convenir.
(A la foule.)
Braves habitants de Bergame,
Devant vous tous, je le proclame,
Je suis...
Vous y voilà!... ma temme!
CAROLINE
Je suis la prima donna yue l’autre soir encor Venise couronna.
HECTOR
Gomment?
CAROLINE
Je suis la Fioretla.
TOUS
La Fioretla.
"CAROLINE
Pour preuve ici voulez- vous que je chante?
LE CHOEUR
Chante, chante, Fioretta!
CAROLINE
Comme l’alouette,
Courrière d’amour,
Ma vive ariette
Saluera le jour.
Comme la cigale Sur le frêle épi.
Ma voix inégale Chantera midi;
Et toujours fidèle À son désespoir,
Comme Philomèle Gémira le soir!
Comme l’alouette Courrière d’amour.
Ma vive ariette Saluera le jour !
LE CHŒUR
Quelle douce voix! brava!
C'est bien la célèbre actrice !
Vive notre cantatrice,
La charmante Fioretta!
PLANTUREUX, d p ait.
La Fioretta... ma nièce.
hector, uu Podestat.
Ici, l’on vous abuse Mais je vais dévoiler la ruse...
Non, ce n’est pas la Fioretta...
(Désignant Gaston.)
Ainsi que moi monsieur vous le diia...
LE PODESTAT
Voyonsl...
uectou, « Gaston.
Tu connais la Fioretta?
GASTON
Oui, vraiment!
HECTOR
A Florence, à Venise, Tous les soirs tu l'applaudissais...
LE COKIUCOLO
Sans doute...
GASTON
HECTOR
Allons, dis-nous si tu la reconnais.
gaston, à qui Caroline fait des signes.
Puisqu’il faut parler avec franchise...
Eh bien?
LE PODESTAT
Eli bienî
CASTON.
Je la reconnais 1 hector, étonné.
Ah! c’est trop fort!
LE PODESTAT
Silence !
Ou je punis votre insolence !
uect o u, au Podestat.
11 veut rire..
ni'netta, à qui Caroline fait des signes.
Mais non... c’est la Fioretta!
Ici chacun vous le dira !
hector, se récriant.
Comment! elle aussi!
plantureux, à qui JS nie t ta fait des signes.
C’est la Fioretta!
Ici chacun vous le dira !
tous.
C'est la Fioretta! c’est la Fioretta!
hector, au Podestat.
N’en croyez rien...
LE PODESTAT
De par la ville
J’ai vu bien souvent ses portraits.
Je ne suis pas un imbécile.
Je la reconnais I
LE LORRICOLO
CAROLINE
Oui, je pars à l’instant.