PLANCHE XVI
Corset moderne.
HYGIENE
IOI
Il conclut en ces termes :
Le corset est d’une importance capitale parce que la femme avoue la grâce de son corps jusqu’à la ceinture et que, si son buste présente quelques défauts, elle peut les atténuer en trompant les regards par une coupe savante.
Dans le Dictionnaire universel du XIXe siècle de Larousse, on fait comme suit l’éloge du corset :
Depuis une vingtaine d’années, soixante-dix brevets d’invention ont été pris pour la fabrication des corsets; ainsi s’expliquent les nombreux perfectionnements apportés dans leur forme et leur composition. On a successivement augmenté l’élasticité des étoffes, imaginé les œillets mécaniques, remplacé la lourde baleine par de fins ressorts d’acier, combiné des armatures tellement savantes que le corset, agrafé mécaniquement, se retire comme par enchantement.
Je ne pourrais mieux faire ressortir les efforts que l’industrie du corset a tentés pour unir l’art et la science dans un travail absolument parfait. Mais je dois constater que les lignes précédentes datent de plus de vingt années et tout le monde sera d’accord avec moi pour constater que, depuis cette lointaine époque, dans toutes les branches de son activité, l’industrie parisienne a marché à pas de géant et a accompli de véritables prodiges.
Je ne veux pas ennuyer plus longtemps mes lectrices par des extraits, déjà trop nombreux d’ouvrages connus de tous, mais je crois utile de reproduire un passage consacré aux corsets dans le spirituel bréviaire de la vie élégante, Y Art et la 7 oilette. Violette nous y dépeint très exactement le rôle de la corsetière :
Préparant l’œuvre du couturier, la corsetière fait de la femme, vivante statue taillée par la nature, la statuette aux gracieuses fragilités, aux formes de convention, mais si séduisantes, vraie besogne du sculpteur qui, dans toute époque élégante, a tenu une bien large place dans l’art de la parure. Ah ! le corset ! Comme elles en prenaient souci, nos belles aïeules du xviii0 siècle! Vous rappelez-vous cette corsetière spirituelle du vieux Paris, dont l’enseigne centenaire gardait cette si juste définition inscrite au dessous d’un joli corset de satin?
Contient les forts,
Soutient les faibles,
Ramène les égarés.
L’opinion personnelle de quelqu’un qui paraît plaider sa cause peut être quelquefois négligée; aussi j’a i pris, pour faire triompher la mienne, les auteurs, et ils ne sont malheureusement pas nombreux, qui ont été appelés à traiter la question du corset au point de vue médical et technique.
L’an passé, un journaliste parisien refaisait l’article,