OBSERVATION IX
Mis MTIe eme MA domestique, 0 tans.
entrée le 10 octobre 1902. N'a jamais fait de maladies graves antérieures. Réglée à 18 ans, toujours régulièrement. Mariée à 24 ans, pas d'enfants.
Le début s’est fait par des vomissements, de la fièvre, une anorexie absolue, par de la céphalée, de l’otalgie droité et plusieurs épistaxis.
La température de la malade, à son entrée, oscille entre 39°2 et 3906.
Les urines denses, très foncées, renferment une assez . grande quantité d’albumine.
Fausses membranes jaunâtres, très épaisses sur le voile du palais et la luette.
Engorgement ganglionnaire bilatéral,
La malade est très abattue, a de la tendance à prendre des syncopes, son faciès très bouffi est rouge quand elle est couchée, il devient pâle dès qu'elle s'assied.
Pouls et cœur très rapides.
Le 11 octobre. — Une épistaxis, pas de coryza.
La culture décela la présence de grands bacilles de Lœæffler purs.
En présence de tous ces symptômes, on porta un pronostic très grave.
Le 16 octobre. — Sous l'influence du sérum et de Phygiène, la malade alla mieux, les fausses membranes du début était presque totalement tombées.
Le 17. — Paralysie du voile du palais, déglutition très génée.
Le 20 octobre, — Arythmie cardiaque. La malade, qui
avait essayé de se lever, prend des syncopes. Vomissements. On lui fait des injections d'huile camphrée.
Le 25 octobre. — Tout semble aller mieux, mais amaigrissement très notable. Pâleur extrême du visage et des téguments. Elle a touiours de Palbumine dans ses urines.
A partir de ce moment jusqu'au 11 novembre 1902,époque à laquelle nous avons dù quitter le service des diphtéries, tous les symptômes qu'avait présentés jusqu'ici cette malade allèrent s'atténuant de plus en plus. Nous ne pouvons dire comment se termina sa diphtérie. En tout cas, à ce moment son albauminurie avait presque totalement disparu.