chapitre de Saint-Gcngoul
de Toul, 1291.
rig. 31(7.
Hugues de Garlande,
évêque d'OrIcaus,
Mais le plus souvent la dalmatique est unie et
bordée d'un large galon au bas de la Jupe, au bout
des manches et autour du cou. Telle est celle de
Hugues de Garlande, évêque d'Orléans, en 1200. —
La bordure du tour du cou prend de grandes
proportions et recouvre les épaules dans les types de
Milon , archidiacre de Troyes, en i3o2, et de Garin,
archidiacre de Meaux, en i3i5. — Sur le sceau de
Raoul, archidiacre de Ponthieu, en 1207, le galon de
Fencolure est taillé en cœur.
Quelques types présentent, au bas de la jupe, une
bordure des plus riches, indiquée dans les dalmatiques de Roger, évêque de Laon, en ii85, — d'Alexandre, abbé de Jumièges, en 12 17, — de Thomas, archidiacre de Pincerais, en i23i (fig. 333), — de Henri, archevêque de Sens, en 1257. — Le parement de la dalmatique de Renaud, évêque de Paris, en 1282, semble fait d'un tissu à lames ornées de croisettes.
Chez Gérard, évêque
Fig. 340.
Renaud,
évêque de Paris,
Fig. jjy. — Henri, archevêque de Sens, 1257. ^q NoyOn, Cn 1283, Ic
bas de la dalmatique est garni d'une bordure de franges.
Les fentes de la jupe comportent quelquefois un ornement particulier. On les décore d'une torsade , d'effilés, de fourrure ou de perles. Sur les sceaux de Samson, archevêque de Reims, en 1145, — d'Adam, évêque de Senlis, cn i258, la bordure des fentes continue le parement de la dalmatique; comme lui, elle est agrémentée de grosses perles. — Renaud, évêque
VKTEMENT SACERDOTAL
de Paris, en 1282, — Jean, évêque de Langres, en 1296, — Henri, abbé de Corbie , en i3ij, portent une dalmatique dont les fentes semblent enrichies de perles cousues tout au bord.
L'ETOLE
o^^^^^' ET OLE consiste en une longue bande d'étoffe ^^^j qui passe derrière le cou, se pose sur les ?<a><s.^ épaules, et dont les deux extrémités retombent par devant avec symétrie jusqu'au bas des jambes.
Les évêques la portent tantôt sur la dalmatique et tantôt dessous, sur Taube. Dans les types de Hugues, évêque d'Auxerre, en 1120, — de Guillaume, évêque du Mans, vers 11 83, — de Henri, abbé de Corbie, en 1817, Tétole est posée sur la dalmatique. — Elle est placée sur Taube dans ceux de Thibaud d'Heilly, évêque d'Amiens, en 11 70, — de Robert, évêque de Beauvais, en 1240, — • de Henri, archevêque de Sens, en 1257 (fig. 339), ' — d'Adam, évêque de Senlis, en i258.
Les extrémités de l'étole, la seule partie qu'il nous soit permis de voir, sont pâtées, en palette, potencées.
Fig. 341.
Hugues,
évêque d'Auxerre.
OU simplement droites, c'est-à-dire de la même largeur que le corps de l'étole.
Les sceaux de Samson, archevêque de Reims, en 1145, — de Hugues de Toucy, archevêque de Sens, en II 58, — de Tabbaye de Saint- Denis, au douzième siècle, — de Henri, abbé de Corbie, en iSiy, offrent des extrémités d'étole pâtées.
Elles se terminent en palette sur le sceau de Hugues, évêque d'Auxerre, en II 20 (fig. 341), se rapprochant ainsi , à cette époque éloignée, de la forme adoptée de nos jours. On en voit de potencées sur le sceau de l'abbaye de Saint - Amand , au douzième siècle. Les extrémités sont droites dans les types de Guillaume, évêque du Mans, vers ii83, — d'Aymar de Provins, évêque de Soissons, en 12 14, — de Richard, abbé de Lire, en 1224, — d'Adam, évêque de Senlis, en i258.
Les deux bouts de l'étole ne présentent quelquefois aucune garniture apparente, comme sur les sceaux de Hugues de Toucy, archevêque de Sens, en 11 58, et de l'abbaye de Saint-Denis, au douzième siècle. Mais ils sont d'ordinaire ornés d'une frange destinée par son poids à les faire tomber droit, ainsi qu'on peut le remarquer dans les types de Guillaume, évêque du Mans, vers 11 83, — de Guillaume, évêque
Fig. 342.
D'après le sceau
de l'abbaye de Saint-Denis,
xiie siècle.
VKTEMENT SACERDOTAL
d'Avranches, à la fin du douzième siècle, — de Henri, archevêque de Sens, en 1257, — d'Adam, évêque de Senlis, en i258. Ou bien les franges sont remplacées par trois petits pendants de métal, pendeloques en forme de boule, ou des poids, ou des sonnettes. Les sceaux de Robert, abbé de Sainte-Geneviève, en 1242, — de Henri, abbé de Corbie, en iSiy, présentent des pendeloques de cette sorte.
Certaines étoles portent vers leur extrémité un parement particulier d'orfroi, de broderie ou d'orfèvrerie.
Samson , archevêque de Reims, en 1145, montre au bas de son étole une fleur d'orfèvrerie à quatre pétales disposés en sautoir. Chez Robert, abbé de Sainte -Geneviève, en 1242, c'est un bijou en forme d'annelet, tandis que Fétole de saint Amand, au douzième siècle (fig. 347), parait recouverte d'orfroi dans toute son étendue.
D'après le rational, les évêques laissent tomber l'étole directement par devant à partir du cou et les prêtres la croisent sur la poitrine. Les sceaux ne peuvent nous renseigner au sujet de cette distinction, mais ils nous fournissent en revanche deux exemples d'étole passée en sautoir.
Fig. 343. — Guillaume.
évûque d'Avranclies,
fia du xii« sic'cle.
Fig. 344.
D'après le sceau
de Robert, abbé de
Sainte-Geneviève,
ainsi qu il appartenait aux diacres par les prescriptions canoniques, exemples fort rares dans les monuments figurés. Bernard, archidiacre de Paris, en 1143-1157, porte Fétole passée en sautoir de gauche à droite. Simon de Trie, chanoine de Beauvais et officier d'un chapitre qui nous est inconnu, porte, en 1278, l'étole en sautoir de droite à gauche.
Et maintenant si Ton demande pourquoi ce nom d'étole donné à une bande étroite, lorsque stola s'applique à la robe la plus ample des Latins , il faudra bien avouer qu'on n'en a pas encore trouvé la raison. Nous savons seulement que l'étole liturgique primitive consistait en une longue écharpe posée sur le cou, retombant sur l'épaule, servant à toucher les vases sacrés, et que, dès l'année 81 3, le concile de Mayence prescrivait aux prêtres de conserver toujours et partout, dans l'église comme dans le monde, l'étole, marque distinctive de leur dignité. Elle s'appelait alors orariumj ovaire.
Fig. 345. — Bernard,
archidiacre de Paris,
Fig. 346.
Simon de Trie,
clianoine
de Beauvais,
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