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I.A VIl'.RGF. ET LES SAINTS

les bulles papales, et chacun a pu saisir, dans celles qui reflètent quelque sentiment artistique, les caractères particuliers aux tètes représentées : saint Pierre, avec la tète ronde, les cheveux et la barbe crépus; saint Paul, la figure allongée, le front un peu dénudé, le /.'^-> ' ~y.h^^] l'égard moins sévère, le poil plus soyeux.

Les deux "saints réunis gar-

Fig. -HQ. — D'après le sceau 1 , . • 1 ^ • 1

de l'abbaye de Saint-Pierre dCUt tOUJOUrS la tUUique OU IC

d'Auxerre. 1469. , , ., , .,

manteau des philosophes. ils tiennent Fun les clefs, Tautre Tépée, et d'ordinaire chacun porte un livre, comme au sceau de Fabbayc de Saint-Symphorien de Beauvais, en 1267. — Dans le type de Roger, archidiacre d'Exeter, en 1200, un autel, surmonté de la main divine bénissant le calice, sépare les deux personnages.

Les exemples ci-dessus s'appliquent à saint Pierre et à saint Paul debout.

Fig. 55o.

D'après le sceau du chapitre de Nantes,

XIII' siècle.

A mi-corps, les deux apôtres sortent d'un nuage, dans le type du chapitre de Saint-Pierre de Chartres,

au douzième siècle. Saint Pierre tient les clefs et un livre; saint Paul, appuyé sur son épée, présente une banderole sur laquelle on lit : pavlvs. En haut plane la colombe divine.

Nous les rencontrons assis sur un bisellium^ conversant ensemble, dans le type du chapitre de Saint-Pierre de Nantes, au treizième siècle (fig. 55o).

Au contre-sceau de ce même chapitre se trouvent leurs tètes nimbées. Sous la tête de gauche on remarque une hache; sous celle de droite une épée.

Les sceaux fiofurent encore saint Pierre et saint Paul accompagnant un d':^,îpln.:r;:,nÏÏ personnage principal, ou paraissant le xm« siècle. soutenir de leur présence. Ainsi les

deux apôtres escortent la Vierge dans le type de Jean, abbé de Corbie, en 1420, — sainte Geneviève, sur le sceau de Jean, abbé de Sainte-Geneviève, en 1469. — Ils accompagnent Amédée de Talaru, archevêque de Lyon, dans son type de 1436,

Il nous reste à parler des clefs, symboles de saint Pierre, que Ton rencontre seules sur certains sceaux.

Une clef, symbolisant le saint, se voit au contresceau de Fabbaye de Montiérender, en 1295. — La clef est tenue par un bras, dans le type de Jean, abbé de Hasnon, en i3ii. — Ailleurs, ce sont deux clefs en pal, attachées ensemble, comme au contresceau du chapitre de Gand, en 1254, — ou tenues par

LA VILRG1-: 1:T les saints 471

un bras, au contre-sceau crOstendc, en i3og; — ou bien, disposées en sautoir, elles sont unies par une chaîne, comme au type du concile de Constance, en 141 5. — • Enfin, le sceau de roilicialitc de Beauvais, en i23o, nous olTre un bras tenant les deux clefs de saint Pierre, en sautoir.

S. Protais. — Voy. S. Gervais.

S. Quentin. — Le martyr du Vermandois figure en buste, revêtu de Thabit sacerdotal, deux clous fichés dans les épaules, au contre-sceau de la ville de Saint-Quentin, en i3o8.

On le voit assis sur une chaise de torture, le corps nu jusqu'à la ceinture, en tunique très courte, entre deux bourreaux qui lui enfoncent, avec un marteau, les clous dans les épaules ; — les mains jointes, comme au sceau de Jean Bochet, doyen du chapitre de Saint-Quentin, en i33j ; — les mains attachées à la chaise, comme dans le type de Pierre, abbé de Saint-Quentin de Beauvais, en i5o3. — Sur un sceau du chapitre de Saint-Quentin de Maubeuge, en 1661, le mart}-r est seul, sur la chaise, le corps percé de quatre clous.

Le sceau de Tabbaye de Saint-Quentin de Beauvais, en i5o3, figure le saint à genoux, décollé, étendant la main, que surmonte sa tète. Sur le tronçon du cou, une colombe nimbée agite ses ailes. — La décollation du saint par une main armée d'une épée nous est offerte dans le type de l'abbaye de Joyenval, en 1244;

par derrière, la colombe divine approche son bec de la tète du martyr.

Saint Quentin triomphant, debout, tète nue, nimbé^ en tunique courte, ceinte à la taille et recouverte d'un manteau attaché devant la poitrine, tient une palme et une couronne, sur le sceau du chapitre de Saint- 73 Quentin en Vermandois, en 121 3. — i^- Le type du chapitre de Maubeuge, en 1427, reproduit un sujet analogue.

Le saint, les deux clous enfoncés dans les épaules, porte un manteau doublé de fourrure ; il tient une palme et un livre.

Une autre figure du saint, debout, tète nue, nimbé, en costume philosophique, foulant aux j^Ieds le dragon et lui enfonçant dans la gueule un bâton tlcuronné à banderole, se trouve au sceau de l'abbaye du Mont- Saint-Quentin, en 1180.

S. Reml — Un type de l'abbaye de Saint-Remi de Reims, en 1 363- 1394, représente saint Rémi assis, mitre, crosse, en pallium, bénissant. A gauche, près de la tète, la colombe apporte l'ampoule du baptême, et plus bas, du même côté, une tète de roi, la tète de Clovis, émerge d'une cuve baptismale. — La composition du contre-

l"ig. 552.

D'après le sceau du cliapilre

de Maubeuge. 1427.

Fig. 553.

D'après le contre-sceau

de l'abbaye de St-Remi de Reims,

LA VIERGE i:r Ei:S SAINTS

sceau de la même abbaye (fig. 553) nous fait assister à la cérémonie du baptême royal. On voit au milieu, dans la cuve, Clovis à mi-corps, nu, couronné, les mains jointes. A droite, Tévêquc, debout, mitre, en chasuble , élève le bras vers la colombe apportant l'ampoule ; à droite et à gauche sont des assistants, dont Tun tient une croix processionnelle.

Sainte Rictrude. — La sainte, assise, tient un livre et sa crosse sur les sceaux de Tabbave de Marchiennes, en 1167 et II 87. — Un type de la même abbaye, en 1224, la représente assise sur un édifice, Tabbaye qu'elle avait fondée, tenant un livre et un sceptre tleuronné.

Sainte Rictrude figure debout, en abbesse, nimbée, portant une

, 1 • 1 ■ Fig. 554.

petite église et tenant un livre, ivapiés ic sceau de rabtaye

, Je Marchiennes, 1234.

sur les sceaux des abbes de Marchiennes, depuis Adani; en i443; jusqu'à Pierre Piérart, en iGoi.

S. RoMBAUD. — ■ D'après la légende, le saint, faisant bâtir un monastère, fut tué à coups de pioche par ses ouvriers, auxquels il reprochait leur vie dissolue. Le sceau de Jean Robbyns, doyen du chapitre de Saint- Rombaud de Alalines, en i5i7 (fig. 555), rappelle ce tragique événement. Saint Rombaud debout, mitre,

dans l'habit épiscopal, tenant une croix processionnelle

à édicule, foule aux pieds un de ses assassins ; celui-ci tient encore Tinstrument meurtrier.

S. Satur. — Au douzième siècle, Tabbaye de

Saint-Satur avait pris pour emblème le saint martyr,

assis sur un banc, tète nue, nimbé,

dans le costume des philosophes, tenant

une palme. A droite, près de la tète du

ri saintj on distingue une couronne.

Dans un type de la même abbaye, en i3o8, saint Satur, tète nue, en manteau à capuchon, tient une palme et un livre.

S. Sauve. — Sur le sceau du prieuré

Fig. 555.

D'après le sceau

de Jean Robbyiis, lo'^o 11^1 • /-o

doyen de st-Rombaud de Samt-Sauvc de Valencienncs, en ii63,

de Malines. 1517. , . . ,

le samt assis, tête nue, en costume épiscopal, tient sa crosse et un livre. • — Il est assis, coiffé d'une mitre cornue, avec les mêmes attributs, dans le type de Tabbaye de Saint-Sauve de Montreuil, en 1224; — il bénit, dans celui du prieuré de Valenciennes, en 1289.

Il est représenté debout, mitre, crosse, bénissant, sur les sceaux du prévôt de Tabbaye de Saint-Sauve d'Albi, en i3o3, — d'André de Chisy, prieur de Saint-Sauve de Valenciennes, en 1367. — Le type de ce même prieuré le figure, en i685^ tenant sa crosse et une hache.

S. Sébastien. — Un buste du saint, de profil, tète nue, en chlamyde attachée sur Tépaule par une fibule.

LA VIERGE ET LES SAINTS

rig. 536. — D'aprts le sceau de labbave de Saiiit-Seriiiii. i385.

se voit au sceau de Tabbaye de Manlleu, en 1264. La confrérie de Saint-Sébastien de Valencienncs, en 1614, offre dans son type le saint debout, nu, les hanches ceintes d'une étroite draperie, attaché à un arbre et percé de quatre flèches.

S. Sernin. — Dans le type de Tabbaye de Saint- Sernin de Toulouse, en i385, le martyr, nimbé, tête nue, est attaché par les pieds au cou d'un taureau.

S. Servais. — La tradition veut que l'on représente saint Servais tenant une grosse clef. On le voit, en effet, pourvu de cet attribut, à mi-corps, nimbé, mitre et crosse, sur le sceau du chapitre de Saint-Servais d'Utrecht, au quinzième siècle.

S. Sever ou S. Séverin. — Saint Sever figure dans le type de Fabbaye de Chàteau-Landon, en 1282. C'est un évèque debout, tête nue, crosse, tenant un livre ouvert.

Le sceau de Guillaume, abbé de Saint-Séverin, dans les Deux-Siciles, au quinzième siècle, représente le saint debout, tête nue, nimbé, en dalmatique, tenant sa crosse et un livre.

S. SiMPLiciEN. — En i3o3, le sceau du chapitre

Fig. 557.

D'après le sceau

du chapitre

de Saint-Servais

d'Utrecht. xv« siècle.

de Martigné-Brillant représente saint Simplicien à genoux, les mains jointes, tête nue, nimbé, en chasuble. La main d'un bourreau lui tranche le chef,

S. SuLPiCE LE DÉBONNAIRE. — Lcs sccaux de Fabbaye de Saint-Sulpice de Bourges, en i235 et 1450,

reproduisent la figure du saint évêque. Il est assis, tête nue, nimbé, tenant sa crosse et un n livre. Un objet indistinct, posé ^^, sur la tête du saint le plus moderne, pourrait bien être la colombe inspiratrice.

Sainte Suzanne. — Debout, en pallium , couronnée, sainte Suzanne tient une palme et un livre dans le type d'Antoine, cardinal du titre de Sainte - Suzanne, en 141 7.

On voit sur le contre-sceau de

Fig. 538.

D'après le sceau d'Antoine.

cardinal du titre de Ste-Suzaniie,

il'7-

S. Symphorien.

Tabbaye de Saint- Symphorien de Beauvais, en 1267 (fig. 559), le martyr debout, de profil, courbé en deux, les mains jointes ; une main armée d'une épée lui coupe la tète.

Le saint debout, en dalmatique, décollé, tient sa tête dans les deux mains, au sceau de Jean Lucas, abbé de Saint-Symphorien de Beauvais, en i5o5-i522.

Le type d'un autre abbé, Robert, en i38o, nous oflfre le saint triomphant. Debout, tèle nue, les che-

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