‹ Le costume au moyen âge d'après les sceaux (volume 2)Chapitre 39 sur 77 · VOLET, LAMBREQUINS · texte numérisé non relu

VOLET, LAMBREQUINS

e cimier était fixé sur le timbre du casque par une calotte en cuir. On masquait la jointure 1q avec une pièce d'étoffe légère roulée, le tortil, dont les bouts flottaient par derrière. Ces deux extrémités libres s'appelaient le volet. Un des premiers

TYPK HÉRALDIQUE

Fig. 2S0.

D'après le contresceau de Gaucher de Chàtillon,

volets se rencontre, en i322, sur le sceau de Gaucher de Chàtillon, sire du Tour. On peut citer ensuite les sceaux de Hugues de Bouville, en i33o, — de Guillaume de Montbis, en i33g, — de Godefroi de Vienne, en 1341 ,

— de Philippe de Gournaux, en i352,

— d'Ulric de Fenètrange, en i363.

Dans certains types héraldiques sans

supports, les deux pans du volet se développent dans le champ du sceau et répètent assez fréquemment les armoiries du personnage. Le volet de Gaucher de Monteil, en i335, est aux armes de la famille, la croix de Toulouse brisée d'un estoc. Sur le sceau de Gautier de Mauny, en 1348, le volet ^hermines rappelle seulement les armes de la Bretagne, son pays.

Au quinzième et au seizième siècle, on a tailladé profondément les bords du volet, et ces lambeaux courbés, hachés, enroulés, se sont répandus dans le champ du sceau.

On dirait plutôt un ornement de feuillage qu'une pièce d'étoffe. Ce volet dégénéré s'est nommé, en termes de blason, hachements, lambrequins. Gui de Barbençon, en 1428, — Raoul de Gaucourt, chambellan du roi, en 1446, — Jean de Chalon, en 1481, — Gui Pot, comte de Saint-Pol, en 1488, — François d'Ailly, en i5i5, — Philippe de Lannoy,

Fig. 281.

de Gui

de Barbençon,

en i52Ô, offrent dans leurs types des exemples variés de lambrequins.

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