VÊTEMENT DE CHASSE
Initiale du xiv* siècle, tirée du manuscrit français n* 30.
Biblioth. nat.
ertains gentilshommes, grands chasseurs sans doute, se sont fait représenter dans leur exercice favori. Laissant de côté le lourd attirail de guerre, ils ont adopté le costume qui convient le mieux à la pratique du noble déduit de vénerie.
A cheval, sonnant du cor, armés d'un épieu ou le faucon sur le poing, le bras passé dans les rênes, ils galopent accompagnés d'un chien. Au second plan, un arbre simule une forêt. Quelquefois la composition, plus dramatique, figure le chasseur transperçant un sanglier.
La tête est nue, l'habillement se compose de deux tuniques fort courtes. L'extérieure, la seule apparente,
consiste en un surcot à jupe fendue devant et derrière et descendant seulement à mi-jambe. Une ceinture la
rSK,
Fig. 292. — D après le sceau de GeoflYoi de Lusignan, 1225.
retient à la taille. Les manches étroites s'arrêtent au poignet. Sur certains sceaux tels que celui de Robert de Beaumont, en 1242, le personnage revêt la cotardie, sorte de pardessus sans manches, souvent muni d'un capuchon. Les chausses sont collantes.
L'épieu n'est autre chose qu'une lance courte et forte, dont le fer en losange porte à sa douille une traverse destinée à limiter sa pénétration et à maintenir la* bête qu'on vient de frapper.
Le cornet de chasse, appelé aussi huchet Guillaume et plus anciennement oliphant, à courbure
deLignières,
déterminée par celle de l'ivoire ou de la corne
Fig. 293.
D'après
le sceau de
employés à sa confection, comprend une embouchure, des viroles, et une courroie qu'on appelait la gitiche ;