LA DALMATIQUE
a dalmatique, la robe des Dalmates, représentée sur les sceaux ecclésiastiques, est un vêtement fermé, sans ceinture, percé d'une ouverture assez large pour passer la tête et laisser voir le bord de l'amict. Les manches, amples, ne
dépassent pas la moitié de l'avant -bras. La jupe, fendue par le bas et de chaque côté jusqu'à la hauteur des genoux et quelquefois des hanches, s'arrête à mi-jambe; cependant, vers la fin du treizième siècle, elle s'allonge et recouvre presque entièrement l'aube.
Selon d'anciens auteurs, la largeur des manches de la dalmatique correspondait à la dignité du personnage
qui en était revêtu. Aux plus grands, les manches les plus larges; aux petits, les manches étroites. Les monuments sigillographiques ne fournissent pas de preuves suffisantes à ce sujet.
La dalmatique, l'habit d'apparat du diacre, se porte sur l'aube. Sa forme ne paraît pas avoir varié pendant l'ère des sceaux; il n'en est pas de même des tissus qui la composaient et de sa décoration.
L'étoffe de certaines dalmatîques semble tout à fait unie, comme celle d'Achard, évêque d'Avranches, en 1161-1170, — de Richard, évêque d'Amiens, en 1206, — de Robert, archevêque de Rouen, en 1209, — de Guillaume, archevêque de Sens, en i35i.
D'autres fois elle est frettée et porte, au bas de la jupe, aux manches et à l'encolure, une petite bordure d'orfroi. Nous citerons comme exemple les sceaux de
Fig. 335. — Achard,
évêque d'Avranches,
VÊTEMENT SACERDOTAL
Manassès de Garlande, évêque d'Orléans, en 11 65, — de Thibaud d'Heilly, évêque d'Amiens, en 1170, — de Manassès, évêque de Langres, en 1187, — de Guillaume, archevêque de Bourges, en 1201. — L'étoffe frettée paraît d'une grande richesse sur le sceau du chapitre de Saint-Gengoul de Toul, en 1291.
Fig. 336.
D'après le sceau du