CHAPITRE II
du manteau. D'un usage semblable était Vamphiballus, large manteau de voyage, la bigera, faite d'étoffe bourrue. Le }^alliiuu, Tantique pallium, au contraire, était d'un usage relevé; Tertullien porte le pallium carré attaché sur Pépaule gauche par une agrafe, et ce vêtement deviendra plus tard un important symbole dans les investitures ecclésiastiques.
Passons aux vêtements de dessous. — Ce sont deux tuniques superposées, avec ou sans ceinture, avec ou sans manches. Celle qui se portait sur la peau était la subucula. La tunique sans manches porte le nom de colobium : deux morceaux d'étoffe dans lesquels étaient ménagés trois orifices. Les étoffes de ces tuniques étaient ou blanches ou colorées de teinture variant entre le vert, le rouge et le violet et décorées de bandes [clavi]^ comme la toge, ou de découpures de forme variées [callicules, paragaudes] .
Costume des femmes. — L'ajustement des femmes resta plus longtemps fidèle aux formes antiques que le costume viril. La stola, la longue tunique talaire, a gardé la vogue ainsi que la palla et le pallium. « La palla, dit Quicherat, est une sorte de mantille obtenue par l'agencement très compliqué d'une pièce oblongue pliée en deux dans sa longueur et percée d'une fente dans laquelle on passait le bras gauche. Au moyen d'une broche piquée sur chaque épaule, la palla était divisée en deux pans sur le dos et la poitrine. »
Les riches Gallo-Romaines suivaient toutes les modes de Rome. Leur coquetterie était extrême; elles portaient le strophium, qui est une sorte de corset, usaient de tous les fards, de tous les cosmétiques
connus et échafaudaient leur coiffure selon toutes les façons bizarres que les bustes romains nous représentent. Mais s'agit-il d'une Gallo-Romaine de médiocre
^^^ condition , on aura
Jji^rWWl peine à la distinguer de son mari sur les monuments : même lacerne, même écharpe; même pénule,et coiffure presque semblable.
Enfin le goût des bijoux est dominant; nous avons de cette époque des anneaux sigillaires de tout métal et de tout prix.
N'oublions pas le chapitre des chaussures. Nous avons vu que la braie est devenue, en passant par Rome, une culotte courte. Il fallut compléter l'habillement des jambes par des enveloppes de formes diverses [tibialia], guêtres ou bas de couleurs variées, sans pied, retenues par des cordons. Cela se terminait par la sandale classique, par le calceus et le brodequin romains, parla semelle [solea],par \a g-allica, chaussure rustique qui s'est civilisée [gallica sit pedibus molli redi-
Fig. 24. — Orante.
Catacombes.de Rbnie (RoUer).