AFRIQUE DU NORD, TUNISIE
Gandoura ou blouse arabe.
La gandoura est généralement faite d’étoffe de haik rayée. Les habitants des villes, contrairement à ceux des campagnes, ont l'habitude de porter des gandouras d’étoffe de haïk rouge vineux, ornées de galons verts ou jaunes.
Les Tunisiens aisés portent, au-dessus de leurs habits de drap, une gandoura de drap européen, s’adaptant à la couleur du costume. Le bleu grisâtre, le rose et le lilas foncé sont les couleurs particulièrement recherchées. Les galons de soie sont alors le plus souvent de quelques tons plus foncés que le fond du costume.
Original Collection Tilke.
Planche 10. SOUDAN OCCIDENTAL, TOGO.
Tobe sans manches.
Vêtement caractéristique d’un homme du Togo. La moitié inférieure du costume est élargie au moyen de pièces en formes de coin, à la façon des aubes du moyen-âge. Comme manteau, on se sert, dans le Soudan occidental, d’un châle oblong, composé de cinq ou six bandes étroites, cousues ensemble dans la longueur. Un de ces châles avait une largeur de 140 cm sur 210 cm de longueur. On le drape sans attaches autour du corps.
Original au Musée d’ethnographie à Berlin.
Planche 11. SOUDAN.
Large pantalon d’un Hacussa
Les pantalons africains sont composés de bandes d’étoffe étroites, cousues ensemble comme les tobes, et ornées, suivant leur couleur, de broderies correspondantes.
Original au Musée d’ethnographie à Berlin, Collection Thierry.
Planche 12. SOUDAN, BORNOU.
Chemise brodée d’une femme de Bornou.
Cette chemise est faite de coton de couleur indigo ou blanche; la broderie est très caractéristique et faite au moyen de soie crue. Le dessin de la broderie représente un vêtement de dessus à bouffettes au bord inférieur, mis sur un vêtement de dessous à grandes manches, et orné en outre de chaînettes. Des sujets décoratifs analogues se trouvent également sur des vêtements indiens (cf. planches 86 et 93).
Original au Musée d’ethnographie à Berlin, Collection Nachtigall.
Planche 13. SOUDAN, BORNOU.
Un tobe à la pintade.
Les tobes africains sont faits d’étroites bandelettes de coton (gabag), de 4 à 5 cm de largeur, cousues ensemble, et qui sont tissées sur les étroits métiers employés dans ce pays. Les tobes du Bornou sont teints en blanc ou indigo. Le blanc est la couleur ordinaire de l’ornementation de la broderie et du travail à jour qui couvre également la grande poche de la poitrine. La matière employée est de la soie grossière ou du coton fin. Le vert est presque toujours choisi pour la broderie des tobes, composés de bandelettes rouges et indigo, cousues ensemble. Les larges manches des tobes sont drapées en plis sur les épaules. De plus amples détails sur les tobes sont donnés dans le livre de Nachtigall ,Sahara und Sudan“, vol. I, p. 642 sqq.
Original au Musée d’ethnographie à Berlin, Collection Flegel.
Planche 14. LE RRLERT ABYSSINIE.
Manteau à Schama et à capuchon.
Le schama est une espèce de grand châle oblong, en coton blanc et douillet, dans lequel on s'enveloppe plus ou moins d'après le temps.
Le manteau à capuchon est un burnou de dimensions réduites, orné de broderie en soie crue colorée dans le goût abyssinien.
Original au Musée d'ethnographie à Berlin.
Planche 15. Ve ABYSSINIE.
Chemise de femme brodée.
Les chemises de femmes d'Abyssinie sont faites, comme les schamas, de coton doublé très mou. A l'ouverture du cou et aux bouts des manches, on a appliqué de la broderie en soie en chaïînettes. Avec ces chemises on porte un pantalon coupé de modèle biais qui serre à partir des mollets jusqu’à la cheville des pieds, au moyen de boutons et de lacets. Elles sont brodées jusqu'au-dessus du genou.
Original au Musée d'ethnographie à Berlin, Collection Rohlfs.
Planche 16.