EGYPTE
Chemise d'homme (Kalabia?)
Vêtement caractéristique de la population de l'Egypte moderne. Il est plus serré sous les bras que la chemise de la planche suivante et confectionné de coton noir. Sseruall, pantalon d'homme en coton bleu, appelé libas en Arabie (d'après Schweinf urt) . Bonnet avec bouffette en soie, appelé tarbouche en Egypte.
Original Collection Tilke.
Planche 19. EGYPTE.
Eri? Chemise d'homme en coton bleu.
Vêtement caractéristique de la population égyptienne moderne. Pris d'après le vêtement original.
Planche 20. EGYPTE.
Large chemise d'homme (Komis) en toile ou coton blanc.
Employé en Egypte, surtout comme chemise du fellah, en même temps que la chemise à manches étroites. On la porte aussi teinte en bleu. Original Collection Wilh. Gentz.
Planche 21. EGYPTE.
Cafetan, Kouftan (en égyptien) ou Entari (en turc) et gilet Ssedria.
Le cafetan est un des vêtements les plus usités dans la Proche-Orient. Il est porté par des personnes de rang et des bourgeois et serré par l'écharpe d'étoffe, hizam, hesem.
Pour la confection des cafetans on n'emploie plus aujourd'hui que des étoffes rayées en drap ou demi-soie. La doublure est toujours en mousseline. Autrefois, on aimait à faire les cafetans en satin ou en brocart. Les couleurs préférées sont le rouge carmin ou violet, à rayures blanches ou jaunes (cf. les gilets de la planche 38).
Le cafetan représenté ici est fait d'une solide étoffe demi-soie, confectionnée à Sanaa dans l'Arabie méridionale. Presque tous les cafetans montrent au dos, à peu-près au-dessus du bord, une trame verticale, large de 5 cm, de fils blancs ou jaunes.
Sous le cafetan, on porte le gilet, la chemise et le pantalon: comme vêtement de dessus, on emploie la djubbeh (planche 23) ou le binisch (planche 22) ; en Asie-Mineure et en Syrie, la jaquette courte salta (cf. planche 39). Les voyageurs portent de préférence au-dessus du cafetan, le manteau contre la poussière et la pluie, appelé Aba (cf. planche 29).
Original Collection Tilke.
Planche 22. EGYPTE.
Binisch. Jaquette de drap à larges manches, souvent ouvertes du bas.
Le binisch, comme le cafetan, est en quelque sorte répandu dans tout le Proche-Orient. Les pays où il est surtout porté, sont l'Egypte, l'Arabie occidentale, la Syrie, l'Asie-Mineure et la Turquie.
C'est le vêtement de dessus des savants et des religieux.
Le binisch est le plus souvent de couleur sombre ou grise; il n'a pas de doublure, mais reçoit des revers en soie d'une couleur qui ne tranche pas trop fortement.
Original Collection Wilh. Gentz.
Planche 23. EGYPTE.
Djubbeh ou Gibbeh, vêtement de dessus en drap. Devant et derrière.
Le djubbeh, comme le binisch, est un vêtement de dessus que l'on porte sur le cafetan. Il est presque toujours fait en drap; il se distingue du binisch par sa coupe plus compliquée et des manches plus étroites. Les couleurs recherchées pour le djubbeh sont le rouge vineux, le brun, le gris, le bleu.
Il est surtout porté dans les pays turcs par des personnes de condition. Les Kourdes du Caucase méridional aiment à rehausser le djubbeh sur la poitrine, par des cordons de galons d'or.
Original Collection Wilh. Gentz.
Planche 24. EGYPTE ET PROCHE-ORIENT.
Yelek, cafetan des femmes en cotonnette et doublure mousseline.
Les yelek de bonne qualité des femmes sont faits en bonne soie, souvent aussi en brocart d'or et d'argent. Le cafetan de femme laisse la gorge libre jusqu'à la poitrine. Pour le serrer dans la taille, il est pourvu, de la poitrine aux hanches, d'une série de boutons et de lacets et relevé assez haut sur le côté, pour bien montrer le pantalon (cf. planche 40). Les parties de devant qui gênent souvent, sont ramenées volontiers sur l'avant-bras. Le yelek ceint le corps au moyen d'un châle en étoffe.
Sous le yelek, on porte la chemise; au-dessus, on met le djubbeh ou le binisch. Ce vêtement est toutefois plus étroit et de couleurs plus vives que chez les hommes. Fréquemment le djubbeh de femme est fait en velours ou en soie et orné de galons d'or et de broderie (cf. Dlanche 71).
Original Collection Wilh. Gentz.
Planche 25. ANCIENNE EGYPTE.
Chemise provenant d'un tombeau du nouvel empire (environ 1400 avant J.-C).
Ce vêtement rend la forme simple des habillements anciens de l'Orient et peut être identifié à la kalasiris d'Hérodote. Il est fait d'un morceau d'étoffe, plié jusqu'à la moitié, et cousu sur le côté, sauf pour les ouvertures des bras. Comme matière, on employait de la toile fine. Au milieu du pli il y a une fente pour la tête ou une ouverture ronde pour le cou.
La kalasiris est généralement serrée par une ceinture, de telle façon que de nombreux plis retombent sur le devant du corps.
Original au Nouveau Musée à Berlin, section égyptienne.
Planche 26. ANCIENNE EGYPTE.
Tunique copte, fouille d'environ 400 avant J.-C.
Tunique à manches en laine de couleur jaune-safran, avec dessins tissés au genre de tapisserie.
L'ouverture du cou est horizontale comme celle de la tunique romaine. La couture sur le côté ainsi que les ourlets des manches sont garnis de cordes en laine tournée.
On aimait beaucoup des tuniques pourpres et en laine couleur naturelle. Les dernières avaient des dessins brun-violet. Fréquemment on rencontre des tuniques coptes dont les rayures verticales descendent de l'ouverture du cou jusqu'au bord inférieur, d'après l'ancienne mode romaine.
Original au Nouveau Musée à Berlin.
Planche 27.