Le costume historique
Les vêtements de cette époque furent ceux des dernières années de la monarchie, et les modes ne reprirent leur cours capricieux qu'avec le Directoire. — On portait alors les dernières perruques, un gilet qui n’avait plus de basques et un habit qui, depuis 1789, avait les pans effilés en queue de morue, avec deux devants rabattus garnis de boutons ; l’habit et le gilet différaient de couleur; les souliers n’avaient plus de boucles d’or et d’argent, mais des rosettes ou de simples cordons. Les hommes qui se respectaient n’avaient pris ni le veston ou carmagnole des ouvriers, ni le pantalon des sans-culottes. — Les femmes portent ici un costume local, celui de la Catalogne, pays voisin de celui où résidait la famille représentée.
Peinture de l'époque, signée Jacques Maurin, de Perpignan. — L'enfant sur les genoux de sa mère est M. Ant. Maurin, qui s’est fait un nom dans la hithograplhre.— Dans le fond se trouvent M. G'amelin, peintre de batanlles, et son fils.
Nous devons à l’obhigeance de M. Valentin la communication de ce charmant tableau d'une famille d'artistes pendant la crise révolutionnaire. — Il a figuré au musée historique du costume, organisé en 1874 par l'Union centrale.
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FRANCE. — XVIII SIÈCLE