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Homme de Saint-Goazec, arrondissement de Châteaulin. La chemise au large col est en coton. Le gilet croisé en drap, est bordé dans la partie supérieure de ve- Jours noir; une ouverture latérale permet le passage de la main pour atteindre la poche, qui est en dessous. Deux rangées de boutons de cuivre servent à croiser le gilet à droite ou à gauche. La veste est recouverte en partie de fourrure, dont la forme sur l’arrière-bras
rappelle les courtes manches du hoqueton et de la garnache, portés aux XIIIe et XIV‘ siècles. Le hautde-chausses est en toile, les longues guêtres en drap, le chapeau en feutre et les souliers en euir. C’est principalement de cette localité que viennent à Paris ceux qui y font l'office de porteurs de farine, ceux qu’on y appelle les forts. Il est facile de reconnaître ici le type de ces Bretons de stature moyenne, aux larges épaules, au col découvert, circulant par escouades sur tous les points de la capitale, avec leurs courts et solides bâtons.
Le n° 10
Est une femme de Ploudaniel, de ce même arrondissement de Châteaulin. Ta coiffure, allongée à sa partie supérieure, rappelle encore celles du XV: siècle par sa
physionomie générale. La chemise est plissée au cou et la bavette du tablier, posée par-dessus le fichu frangé croisé en châle, est encore surmontée d’un tuyauté du XVI* siècle.
Le n° 11
Est une jeune fille de l’Ile-des-Batz, arrondissement de Morlaix. Avec son capuchon en forme de bonnet, noué sous le menton et son camail ouvert, avec son
corsage lacé, cette Bretonne a l'air d’appartenir au XV® siècle,
Le n° 12
Est une femme de Locmariaquer, arrondissement de Lorient, département du Morbihan.
Les onze premiers numéros sont tous du Finistère,
(D'après les études et peintures de MM. Gandon et J. Bastinos, et les photographies de M. Villard jeune, à Quimper.)
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FRANCE