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AUTRICHE

Tyrol. — La population du Tyrol contient des éléments divers : dans la zone orientale, elle se compose d’Allemands et de Slaves, tandis que dans la zone méridionale, les Allemands se trouvent en contact avec les Latins.

La beauté des montagnes qu’habitent les Tyroliens, le pittoresque de leurs costumes, leur adresse comme chasseurs, la bravoure avec laquelle ils ont, en plusieurs circonstances, défendu

leurs défilés, enfin les chants et les traditions dont leur pays est l’objet, tout concourt à leur

donner une place d'honneur parmi les habitants des Alpes autrichiennes. Les plus beaux et les plus forts d’entre eux sont les habitants du Zillerthal ; ces hommes, qui se vantent d’être

les Tyroliens par excellence, appartiennent à la race bavaroise. Chaque année, comme chez tous les montagnards, une partie de la population mâle et adulte

du Tyrol s’exile pendant quelque temps du pays natal pour se livrer au petit commerce. Les

émigrants du Voralberg vendent des étoffes ; les gens de la vallée de Passeyer du bétail ;

ceux de la Lungau exercent les métiers de rebouteurs et de vétérinaires ; les Tyroliens du Zil-

lerthal sont, ou chanteurs ou marchands de tapis et de gants.

No 1, Montagnard du Zillerthal.

Chapeau de feutre noir, de forme conique, aux larges bords doublés de soie, orné d’un cordon dont les glands retombent sur le front et d’une aigrette de plumes de coq de bruyère. Brutsfleck, gilet croisé de drap rouge vif, brodé, à l’encolure, d’un galon d’argent. Cravate de soie noire retenue par un anneau de métal. Joppe, veste de laine, garnie aux poignets de velours piqué. Ceinture de cuir noir fixée sur le côté droit par une boucle de métal; le devant forme une espèce de plaque d’à peu près sept pouces de large, couverte de broderies qui entourent le mouogramme du propriétaire de cette pièce du costume; chez les Tyroliens, l'aigle à deux têtes est aussi en faveur comme ornement de ceinture. Culotte de peau noire, descendant jusqu’au genou. Bas blancs. Souliers lacés montant jusqu’à la cheville ; ces lourds souliers de montagnes sont garnis de diverses espèces de clous : les uns, stossnägel, clous à grosses têtes et en forme de crampons, sont placés sous le talon et le bout de la semelle, tandis que d’autres clous, à têtes larges, couvrent le reste.

Le Tyrolien du Zillerthal et des environs d’Inspruck est plein d'animation et de gaîté : il aime la pompe, l'éclat, et est passionné pour la musique et la danse,

Femme du Pusterthal,

Chapeau de feutre à larges bords, semblable à celui des hommes. Corsage lacé, muni de bretelles. Les manches de la chemise ne sont visibles que pendant les occupations domestiques. Jupe courte en étoffe de laine. Souliers découverts,

No 8.

Femme du Sarnthal.

Les Sarniennes portent aussi le chapeau de feutre à

larges bords, orné de rubans de soie tombant derrière la nuque. Chemisette de piqué blanc, garnie de dentelles. Corselet d’étoffe de laine, avec agrafes d'argent et lacets de soie noire. Fichu de cotonnade.

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