COSTUME DE GUERRE
Pierre de Dreux, dit AMauclere, mort en 1250, Figure tirée des vitraux de Notre-Dame de Chartres.
Haubert ou cotte de mailles. Cotte d'armes. Au ceinturon est suspendu le coustel à plate. Écu blasonné. Voir, au sujet de ce chevalier, les costumes de guerre du treizième siècle, de la planche ayant pour signe le Trèfle,
Sous Louis IX, les chevaliers avaient adopté l’usage de se raser le dessus de la tête, soit par crainte d’être saisis par les cheveux si le casque venait à tomber dans le combat, soit que les cheveux descen-
j é poitrine.
dant sur le front fussent incommodes sous la coiffure de mailles et le heaume. COSTUMES ECCLÉSIASTIQUES. XIVe SIÈCLE. N°7.
COSTUME DE COUR, : 1e Groupe fragmentaire de l’enterrement de Philippe de
N° 5. Valois, à l’abbaye de Saint-Denis (août 1350), Louis I°", duc de Bourbon, comte de Clermont, petit- Dès son entrée dans la ville de Saint-Denis, le cercueil fils de Louis IX ; né en 1279, mort en 1341. Figure royal était porté par le clergé de l’abbaye.
tirée d’un armorial d'Auvergne. Parmi les ecclésiastiques, l’aumusse était l’attribut
des chanoïnes qui, lorsqu'ils ne l'avaient pas sur la tête, la portaient sur le bras droit, la fourrure en dehors. ÿ
La robe portée sous la tunique de lin faisait l’office de la soutane; maïs elle n’en avait encore ni la forme ni le nom. Elle n’était pas ouverte sur le devant et la couleur qu’elle devait avoir ne se trouvait pas encore fixée; le bleu céleste, le violet, le rouge, y furent le plus souvent employés.
Les tissus de fil transparent devinrent en usage dès le temps de Charles VII pour faire les aubes et les surplis.
COSTUME ROYAI,
No,
Jean II, dit le Bon, roi de France de 1350 à 1864. Figure peinte autrefois sur une cloison de bois placée derrière l’autel de la chapelle Saint-Hippolyte, dans l’église de Saint-Denis.
Costume que Philippe de Valois avait adopté pour lui et les membres de sa famille : couronne d’or fleurdelisée; sur un ample surcot, un manteau et une pèlerine garnie de fourrure.
Christine de Pisan a caractérisé ce costume par la double épithète de royal et pontifical.
Le manteau d’écarlate et la robe vermeille (c’està-dire de pourpre ardente) composèrent la tenue des anciens rois. C’est ainsi que se mit Charles V pour recevoir l’empereur d'Allemagne lorsque celui-ci vint à Paris en 1378. La dalmatique et le manteau d'azur fleurdelisé, que l'imagerie ancienne et moderne ont reproduits de préférence, n’ont jamais servi que dans de rares occasions.