COSTUMES DES CLASSES POPULAIRES
Joueur de luth.
Dans l'habillement des classes peu aiïsées, la tiretaine eb la futaine remplaçaient les lainages d’un prix élevé. Les ménestrels avaient le costume des gens du peuple : la cotte, la surcotte, le carapoue ou ample camail tombant sur les épaules et les chausses.
L'art de ménestrellerie était exercé par des menestreux, menestriers où ménestrels répartis en chanteurs, musiciens et gens déclamant les compositions des trouvères en:s’accompagnant de leurs instruments,
La ménestrandie se composait de plusieurs ménestrels qui s’associaient pour mettre leurs. talents et leurs profits en commun. Ces ménestrandies péné-
traient partout; on les voyait aux noces, äux foires, aux réunions, dans les rues et sur les places publiques. Les jours de pluie, elles pénétraient dans les cabarets et les auberges, comme nous l’apprennent ces vers de Guillaume de Machaut :
Orgues, vielles, micamon, Rubèbe et psaltérion,
Leuths, moraches et guiternes, Dont on joue par les tavernes.
Le Zeuth ou luth ne différait de la guiterne que parce qu’il avait le fond de sa caisse convexe au lieu de l'avoir plat,
No 12.
Joueur de dicorde,
Chapel à bec. Cotte et surcot à manches ballonnces, Chausses, Souliers à la poulaine,
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Le dicorde consistait en deux cordes tendues sur une boîte étroite et longue avec un sillet mobile. L'arson ou archet, comme ceux de tous les instruments à cordes du moyen age, a une forme semblable à celle d’un petit arc; il en conserva la courbure jusqu'au seizième siècle.