Partie centrale, et système de la chaîre formée
d’une suite de treize plaques rectangulaires à bords festonnés, dorées, ornées sur le plat de trois rosaces à jour en filigranes d'argent, et de douze mufles de lion, portant un anneau plat, alternant avec les plaques auxquelles les mufles sont réunis par deux maillons. La fermeture se compose de deux longues plaques bordées de torsades en filigranes, et ornées sur le plat chacune de petites rosaces à jour en filigrane d’argent, réunies, l’une par une charnière, l’autre par un'cliquet, à la plaque centrale, rectangulaire, de même décoration, mais garnie en haut
et bas d’ornements symétriques, découpés. Cette orfévrerie serait un travail vénitien de la seconde moitié du seizième siècle.
No 6.
Fragment d’une ceinture d'orfèvrerie pleine, or clouté sur velours; système de l'articulation. Seizième siècle.
No, Agrafe d’un double cordon de ceinture en orfèvrerie,
de la fin äu quinzième siècle, Le grand anneau facilitait le jeu du crochet,
No 7,
Boucle avec son ardillon, ouvrage en cuivre doré, ciselé et gravé, que les détails de son fenestrage rattachent à l’époque ogivale. Seizième siècle,
FERMAUX,.
Le fermail, agrafe du manteau, ou mors de la chape, est toujours une joaillerie forte, à laquelle les formes simples conviennent ; c'était de toutes les pièces de parement celle qui fatiguait le plus, en même temps qu’elle était une des plus apparentes. C’est un bijou plein, par excellence, et de dimensions variables, selon l’étoffe dont elle maïintenait .les parties réunies. Pendant la période de 1190 à 1340, les fermaux, où broches de manteaux incrustées de pierreries, atteignirent des dimensions colossales,
Fermaïl d’un travail italien du seizième siècle. Sa
forme est l’une de celles de la rose quadrilobée répétée pendant la renaissance ; les quatre croix faites d’une émeraude et de quatre perles, lui donnent le caractère d’un mors de chape,
No 13.
Fermail octogone, de la fin du quinzième siècle, et de même origine. Les pierres saillantes sont maintenues par des griffes, et leur champ divisé par les rayonnements en relief est rempli par une de ces couleurs ou pâtes vitrifiées, que l'on remplaçait parfois par de simples couleurs couchées au pinceau sur le métal, où elles jouaient l’émail.
Fermail de dimension moindre, mais de même forme que celle du n° 12; celui-ci a pour principale parure un grenat retenu par des griffes, et semble surtout une agrafe de manteau. Italie ; quinzième siècle,
Fermail en rose ovalaire, décoré d'une croix dont le centre est une émeraude, et dont les quatres branches se terminent en saillies taillées en tête de diamant ; quatre perles meublent les angles, Ce décor a encore le caractère qui convient à un petit mors de chape.