‹ Le costume historique (volume 4)Chapitre 64 sur 130 · TYPES ITALIENS · texte numérisé non relu

TYPES ITALIENS

XTV® siècle.

No 2.

Dame noble,

Cheveux disposés en bandeaux et ornés, un peu en arrière de la tête, d’un diadème auquel est fixé un voile de mousseline retombant sur les épaules. Chemisette à plis très fins. Longue robe de velours noir, de coupe simple et gracieuse, garnie par devant et dans toute sa longueur, d’une large bande de fourrure ; des broderies d’or garnissent l’encolure et les manches , lesquelles, amples jusqu'au coude, deviennent justes et boutonnées sur l’avant-bras, Ceinture d’orfèvrerie, posée à hauteur des hanches.

Ce genre de robe se maintint dans la toilette des dames avec des modifications peu importantes jusque vers le seizième siècle, époque où les corps, sortes de cuirasses emprisonnant la taille, furent substitués aux corsages souples.

D’après un tableau de Stefano, dit le Giottino. Aux Uffizi; Florence.

Dame noble.

Voile recouvrant un escoffion en forme de croissant, Robe de velours bordée de petit-gris.

D’après les miniatures d’un manuscrit italien appartenant à la Bibliothèque de Parme.

Dame romaine.

La pièce de mousseline qui enveloppe les cheveux est fixée au milieu de la tête par un riche bijou et se trouve couverte d’un voile de même étoffe que la robe et le manteau, Robe ouverte par devant et laissant voir la cotte ou jupe. Manteau tombant jusqu’à terre et rejeté sur l'épaule gauche.

D’après un primitif inconnu. Pinacothèque de Bologne.

XV® siècle.

No 38.

Demoiselle vénitienne.

A cette époque, la chevelure féminine était toujours

blonde, naturellement ou par les secours de l’art (voir la figure n° 13). Elle est ici maintenue par un ruban de velours garni de perles, et retombe sur les épaules en masses soigneusement ondées. Robe de dessus en satin blanc et garnie de passementeries d'argent, sur un corsage décolleté ayant ses manches largement ouvertes sous l’avant-bras, de manière à laisser retomber les manches fendues de la chemisette. Selon le goût du temps, la robe se croise sur la poitrine et découvre tout le côté gauche du corsage, particularité qui se reproduit dans le costume des nombreuses jeunes filles nobles figurant dans le tableau qui a fourni l'exemple représenté.

D'après (entile Bellini; Académie de Venise,

N° 4 Dame vénitienne en costume d’épousée.

Fazzuolo, voïle des épousées ; cette pièce de fine mousseline, ornée d’une couronne de perles, est maintenue, dans sa partie antérieure, par un petit cordon également composé de perles et auquel sont suspendus des tremoli, ornements légers et pendants. Collier en broderie d’or garnie de bijoux. Robe de velours noir sans manches, largement échancrée sur la poitrine, et découvrant ainsi un riche corsage en brocart d’or dont les manches sont ouvertes au coude pour le passage de la chemisette. Torsade d’or posée en sautoir et formant ensuite une ceinture qui retombe de côté sur la hanche.

Figure provenant d’un tableau de Gentile Bellini, Académie de Venise.

Dame noble.

Coiffure composée d’une ferronnière en broderie d’or, d’une broche en joaillerie posée sur le côté, et d’une garniture de perles qui couvre la masse de cheveux se terminant en une longue queue liée par une torsade en velours noir,

Robe de satin aux manches fendues et fermées de distance en distance par des cordons de la nuance d’un second corsage qui apparaît au-dessus de l’encolure de la robe. Colliers de perles et d’orfévrerie.

D'après un tableau votif de Bernardo Zenale, Galerie Brera ; Milan.

Dame noble,

Balzo d’étoffe d’or semée de perles. Robe de velours

aux manches flottantes au-dessus du coude et serrées sur l’avant-bras.

Tirée des fresques d'Uccello, à Santa Maria Novella ; Florence.

No 1°, Demoiselle noble; fin du siècle,

Bandeau en brocart d'or sur des cheveux dénoués et

flottants, mode de coiffure réservé aux jeunes filles. Sur la cotte ou jupe, une robe en étoffe d’or lamée d'argent, fabrication florentine de la Renaissance.

D'après une fresque de Ghirlandajo, à Santa- Maria Novella ; Florence.

Dame noble de la fin du siècle,

Jupe de satin rouge couverte d’un treillis d’or semé de boutons d’argent. Robe en tissu d’or broché.

Figure de même provenance que la précédente.

XVIe siècle.

Ne Noble dame vénitienne ; commencement du siècle.

Les cheveux sont renfermés dans un filet d'or orné de perles et de bijoux. Robe de brocart, garnie de velours noir ; ses grandes manches pendantes font corps avec les manches d’un corsage décolleté en velours violet brodé d'or.

D'après une fresque de la Scuola del Santo, à Padoue.

No 138.

Dame vénitienne teignant sa chevelure en blond.

Il était d’un usage général parmi les patriciennes de Venise, dont les cheveux sont noirs la plupart du temps, de teindre leurs cheveux en blond ainsi que l’avaient fait jadis les Romaines. Le blond que les dames cherchaient à se procurer vers la seconde partie du seizième siècle, était surtout la chaude teinte aux magnifiques reflets que déploie la Muranese dans le tableau du Titien que l’on voit au Louvre, La recette qu’employaient les Vénitiennes pour produire cette nuance nommée flo d’oro, fil d'or, se composait de deux livres d’alun , six onces de soufre noir, et quatre onces de miel; on distillait le tout ensemble avec de l’eau, ce qui produisait la merveil-

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