‹ Le costume historique (volume 4)Chapitre 9 sur 130 · NOS FRAGMENTS REPRÉSENTENT EN OUTRE, DANS L'ORIGINAL · texte numérisé non relu

NOS FRAGMENTS REPRÉSENTENT EN OUTRE, DANS L'ORIGINAL

Une reine malade, saignée au bras par un chevalier. Le Roi Artus.

N0ES. Nos 6 et 7.

Un homme d'armes embrassant l'écu en dégaînant l'épée à deux tranchants. C’étaient alors ces cavaliers qui jouaient le principal rôle dans les batailles.

La Reine Iseult de Chamalot, qu'un chevalier de la Jarretière amène au roi Marc de Cornouaille,

N° 4. No,

Un Damoiseau. Un seigneur en manteau.

Texte d'après MM. Quicherat, Histoire du costume en France; Viollet-le- Due, Dict. du mobilier français ; Penguillyl’Haridon, Catalogue du Musée d'artillerie de Paris.

MOYEN AGE

FIGURES HISTORIQUES. COSTUMES CIVILS ET MILITAIRES DE LA NOBLESSE FRANÇAISE, DU XII° SIÉOLE A LA FIN DU XIV:

Le Corset.

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Seigneurs. — Costumes civils et militaires.

N° 1. — Jakennes Loucart, chevalier du roi; d’après une pierre gravée contre la muraille de la chapelle de la Madeleine, dans l’église de l’abbaye d'Orcamp. 11 était le fondateur de cette chapelle. — Son surcot militaire est décoré de son blason répété, un lion, Costume qui semble postérieur à l’époque de Philippe le Bel.

- N° 2. — Eudes, comte de Chartres, treizième siècle ; écu blasonné.

N° 8. — Hugues, vidame de Châlons, mort en 1279 ;

d’après la figure gravée sur sa tombe dans l’église de l’abbaye de Châlons. Armé et maillé jusqu'aux bouts

des doigts et la plante des pieds, Casque au timbre plat,

au devant en croix fleuronnée ; tunique blasonnée.

N° 4. — Louis de France, comte d’ Évreux, d'Étampes, etc., fils puiné de Philippe IIT, le Hardi, roi de France, mort en 1319. On le voyait ainsi sur son tombeau, au milieu du chœur des Jacobins de Paris.

N° 5, — Guerrier du Brabant, du commencement du treizième siècle ; tiré du Recueil d'antiquités de Flandres, La grandeur de son écu qui, sans changer de forme, fut considérablement diminuée à cette époque, semble indiquer cette date.

N° 6. — Philippe d'Artois, seigneur de Conches, fils de Robert IT, comte d'Artois, et d'Amicie de Courtenai; mort en 1298. Son tombeau en relief de marbre blanc se trouvait aux Jacobins, Son bouclier est semé de France, avec un lambel de gueules à quatre pen-

Le Feston.

dants, dont chacun est chargé de trois châteaux d’or que notre réduction ne nous a pas permis d'indiquer.

N° 13. — Raoul de Beaumont, fondateur de l’Estival en 1210. Il porte le casque à timbre plat et à nasal ; son écu est chevronné d’or et de gueules de huit piè-

ces. On le voyait ainsi dans une chapelle de l’abbaye d’Estival.

N° 14. — Philippe IIT, dit le Hardi, roi de France, 1270-1285. I] porte le pallium et les attributs royaux, et trône sur le siège antique, dit de Dagobert.

N° 15. — Jean It", comte de Bretagne, fils de Pierre Mauclerc. — Jean, né en 1217, fut fait chevalier par saint Louis à Melun, en 1239, à l'occasion de l’hommage-lige du duché de Bretagne, Il alla avec saint Louis en Afrique, se trouva au siège de Tunis en 1270 et mourut en 1286,Jean est ici représenté revêtu de son blason, échiqueté d’or et d'azur, au canton d’hermines , à la bordure de gueules. Cette figure se trouve dans les vitraux de Notre-Dame de Chartres,

N° 16. — Pierre de Carville ; abbaye de Saint-Ouen, à Rouen. — Costume de cour et de ville ; quatorzième siècle.

N°17.— Philippe IV, surnommé le Bel, roi de France, 1285-1314. — Figure tirée de son tombeau au chœur de Saint-Denis,

Dames.

N°7. — Margucrite de Beaujeu, fille d'Édouard , sire de Beaujeu, maréchal de France, mort en 1351, — Marguerite de Beaujeu fut l’épouse de Jacques de

Savoie, prince d'Achaïe et de Morée. Cette dame porte un mantel d'honneur fourré de vair.

N° 8. — Costume du quatorzième siècle, Figure dont l'attribution est incertaine.

N° 9.— Anne, dauphine d'Auvergne, femme de Louis IT, duc de Bourbon, qu’elle épousa en 1371; morte en 1416.

N° 11. — Suivante de cette dauphine. — Toutes deux portent la cotte hardie de la femme mariée, c’està-dire blasonnée en mi-partie.

N° 10. — Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, duc de Bretagne ; dans le costume de son entrée à Nantes, à côté de son mari, en 1341.

Dès l'année 1825, on avait vu Isabelle de France, reine d'Angleterre, et sœur de Charles IV (le Bel), avec un bonnet en pain de sucre, duquel pendaït un long voile. Ce bonnet haut et pointu, qui est le hennin, fut d’abord appelé bonnet à la syrienne. On

| pense qu’il avait été apporté de Syrie lors des croisades ; les femmes druses du Liban, portent encore une haute corne d’orféèvrerie, le éantour, qui se pose sur le haut du front et de la pointe de laquelle pend le voile épais et noir que ces femmes ne quittent jamais,

N° 12. — Héloise, morte en 1163. — Ce portrait n’est pas authentique, mais le costume mérite l’attention. Il a été dessiné d’après une étude signée Levêque, qui se trouve dans le 182 volume des Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres. C’est une étude faite à l’aide de bas-reliefs de l’époque,

Le sac suspendu à la ceinture, est l’escarcelle, escar dans le vieux langage, voulait dire avare. L’aumônière, qui n’est pas l’escarcelle, se portait à la main.

N° 18.— Yolande de Montaigu, seconde femme d'Érard de Trainel; figure gravée sur sa tombe, — Manteau d'honneur doublé d’hermine. Voile en guimpe, qui n’était pas exclusivement à l’usage des veuves,

Nos 19 et 20. — Suivantes d’Isabeau de Bavière, 1389; tirées d'un manuscrit de Froissart où les deux suivantes portent la queue du manteau de la reine. — L'une de ces deux dames porte un hennin droit de moyenne grandeur, orné d’un voile empesé formant édifice.

N° 21, — Isabeau de Bavière, mariée à Charles VI, roi de France en 1385.

Cette princesse qui était fort belle et dont l'entrée à Paris fit grande sensation (elle avait alors quatorze

ans), se présentait coiffée de l’une de ces cornettes hautes qu'on appelait généralement hennins ; ils n’a-

vaient pas tous la forme en pain de sucre. Le riche hennin fut un cornet revêtu de drap d'or, de velours, de satin, de perles, surmonté de joyaux d’où s’échap-

pait un voile de mousseline légère; d'autres fois il avait la figure de cornes plus ou moins ouvertes, plus ou moins hautes, couvertes également d’un voile. Sous tous, les cheveux étaient entièrement cachés.

Le hennin que porte Isabeau est un compromis du haut hennin en pointe et du hennin à doubles cornes qui tous deux étaient fort critiqués à l’époque. Le splendide costume de cette souveraine n’a pas besoin de commentaires ; la coupe de ces habits est d’un goût excellent.

N° 22. — Jacqueline de la Grange, femme de Jean de Montagu, grand ministre de France sous Charles VI. — La coiffure de cette dame consiste en un bonnet sur lequel est disposé ce qu’on appelait l’escoffion. C’étaient des bourrelets de figures et de dimensions variées. Celui-ci est de moyenne grandeur, puisque Juvénal des Ursins, parlant des escoffions dans son Histoire de Charles VI, dit de cette coïffure : & et « avoient les dames et les damoyselles de chascun « costé, deux grandes oreilles si larges, que quand elles « vouloient passer par l’huis d’une chambre, il falloit « qu’elles se tournassent de costé, les baissassent, « ou elles n’eussent pu passer. » La robe de Jacqueline de la Grange est blasonnée de ses armes et de celles de son mari.

N° 23. — Dame de la famille des Ursins, fille de Jean- Juvénal et de Michelle de Vitry. — Sa coïffure est un grand escoffion ou un hennin à cornes. On le voit ici comme à l'exemple précédent, ces cornes étaient plus ou moins richement ornées de broderies, de passementeries, de pierres et de perles ; la gaze ou une étoffe très légère et transparente en adoucissait l'éclat. Ordinairement le surcot n’avait pas de manches, et les bras passaient par ses ouvertures ; celui de cette dame a des manches qui recouvrent entièrement le bras.

No 24. — Euriant, femme du comte de Nevers. — C’est vers 1420-1430 que le hennin, qui s’allonge encore, est recouvert par le long voile que l’on voit,

Documents provenant du portefeuille de Gaignères; Cab. des Estampes, Bibliothéque nationale.

Voir pour le texte : Montfaucon, Monuments de la monarchie française, — Viollet-le- Duc, Dictionnaire raisonné

du Mobilier. — Les Femmes célèbres, par La Mésangère.

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