ULÉMAS
No 8.
Coïffure du scheik des Cadrys.
Scheik, vieillard, ancien, est le titre honorifique des
supérieurs des différents ordres de derviches et des prédicateurs de mosquées.
Les Cadrys forment une des douze sectes nées au sein de l’islamisme.
‘ Oeurf, turbän des ulémas. Mahomet IT connu par la protection qu'il accordait aux ministres de la religion et aux gens de lettres, adopta ce turban pour son usage particulier. C’est depuis cette époque que l'usage des turbans garnis de mousseline devint général. — Robe de drap vert, couleur propre au corps des ulémas ; en hiver, ces robes sont garnies de petit-gris ou de zibeline,
Coiffure d’un derviche cadry.
La coiffure de presque tous les derviches porte le
nom de tadjh, qui signifie couronne. Ce sont des turbans dont la forme est différente, soit par la manière dont la mousseline est pliée, soit par le drap du bonnet qui est partagé en plus ou moins de sections, Chez les cadrys, ce bonnet présente six di visions,
Très peu de derviches se permettent l'usage du drap dans leurs vêtements; l’aba, étoffe de feutre qui se fabrique dans l’Anatolie, est celle qui leur est ordinairement réservée:
ITSCH-AGHASSYS, (Officiers de l’intérieur du sérail.)
No)2,
Tutundjy, page qui a soin des pipes et du tabac du sultan.
Turban de velours qui paraît être le mudjeweze, coiffure
innovée par Bajazet IL (1481-1512). Soliman Ie: bien qu’il eût inventé plusieurs formes de turban s’en tint de préférence au mudjeweze; il le portait, garni de mousseline, tantôt blanche, tantôt rouge. — Orta-couschak, veste longue croisée sur la poitrine, fendue sur les côtés, serrée au corps par une ceinture de cachemire dans les plis de laquelle est passé le bitschak. Long chalwar. Babouches jaunes.
Dans aucune maison les domestiques ne portent de livrée ; ils font usage de toutes sortes d’étoffes de soie et même de châles des Indes,
Eunuque.
Les eunuques noirs au nombre d'environ deux cents
sont préposés à la garde du harem impérial; le kizlar-agha (voir n° 15) les commande,
Také, haut bonnet de drap. Long cafetan à quatre pans dont deux sont relevés dans la ceinture. Tunique rayée sous laquelle on aperçoit le chalwar descendant jusqu’à la cheville, Babouches de maroquin jaune.
Les grands dignitaires ont la prérogative d’entretenir deux ou trois eunuques pour le service de leur harem,
Coz-behkdji-baschi, porte-aiguière.
Calotte en laine foulée, de forme élevée et cylindrique,
se rapprochant du tarbouch ; cette coiffure se termine en fond étoffé retombant sur l'épaule, Cafetan croisé; ses quatre pans forment la pointe, deux sont ramenés dans la ceinture et découvrent ainsi la courte tunique en étoffe de l'Inde. Chalwar enfoncé dans les bottes de maroquin,
Cet officier de l’intérieur tient un bâton à crochet où est suspendue une riche aiguière en or ciselé,
NO 2
Coiffure du dilsiz ou muet,
I ÿ a toujours un muet à la porte du cabinet du sul-
tan, lorsqu'il est en conférence avec le grand vizir ou avec le muphti.
Les muets portent le yellem, bonnet brodé d’or et orné sur le côté gauche d’un petit appendice horizontal. Ils s'expriment par des gestes rapides et ce langage est familier aux gens du palais, aux dames du harem, au sultan lui-même, qui d’ailleurs ne fait ordinairement que des signes de la main pour donner ses ordres à ceux qui l'entourent,
Le grand vizir et les pachas gouverneurs de province sont les seuls qui puissent avoir des muets à leur service.
Tschavousch, musicien.
T'akie de coton orné de deux longs rubans et entièrement couvert par un yelken brodé dont le fond a la forme du croissant. Tchepken, veste courte à manches tailladées montrant les brassards brodés. Orta-couschak, veste longue fendue sur les côtés. Cafetan en étoffe de l’Inde. Babouches.
No 16.
Capoudyi-baschi, premier capitaine des huissiers et maréchal de la cour, vêtu du usth-kurby ou habit de cour.
Dans les grandes solennités, le capoudji-baschi exerce les fonctions de maréchal de la cour; il tient à la main un bâton d'ordonnance garni de lames d'argent. Lorsqu'un ambassadeur étranger est admis à l’audience du souverain, c’est par ce dignitaire qu’il est introduit,
Také, long bonnet de drap. Usth-kurby consistant en une robe de drap d’or, fourrée de zibeline, à manches pendantes, et en une veste de satin blanc.
Capoud)i, huissier du sérail.
Ces huissiers, au nombre de huit cents, gardent les deux premières portes du sérail. Quarante d’entre eux sont postés à l'entrée du harem, station des
eunuques noirs ; ceux-là deviennent alors les subordonnés du kizlar-agha. On les distingue des ca-
poudjis par le nom de baba et leur capitaine porte le titre d’'agha-babassi.
Paschaly-cawouk, calotte brodée et recouverte d’un voile de mousseline retombant carrément sur les épaules. Cafetan en étoffe de l’Inde. Pelisse fourrée à larges manches. Bottes de maroquin.
TSCHOCADARS (officiers de l'extérieur).
Iskemlé-agha , officier du tabouret ou porte-tabouret.
Cet officier, choisi parmi les plus anciens des capoudjis ou huissiers, suit partout le sultan avec un tabouret garni de lames d'argent où le prince pose le pied pour monter à cheval et en descendre.
Paschaly-carvouk, turban. Cafetan à pans relevés dans une large ceinture en châle de l’Inde. Tunique rayée.
Les tchocadars ont en hiver des robes de drap et en été des habits de toile blanche ou de camelot. Ils portent tous des bottes de couleur jaune, rouge ou noire, -
No 41.
Coiffure de échantadji, porte-sac.
Le nom de cet officier vient du tchanta, sac de maro-
quin brodé, rempli de monnaies d’or et d'argent qu’il porte à la suite du sultan,
Uskief, bonnet long, richement brodé, sur un takie orné de deux pendants.
No 14.
Khass-akhorlu, sous-écuyer, palefrenier du palais.
Au nombre d'environ six cents, ils sont sous les ordres du mir-akhour-ervel, grand écuyer.
Bonnet de feutre, coiffure des Turcs dans l’ancienne monarchie. C’est sous Soliman I que les turbans blancs furent d’un usage universel et que l’ancienne mode du bonnet de feutre fut abandonnée aux officiers des classes inférieures du sérail. — Cafetan à pointes relevées et passées dans la ceinture. Tunique rayée, Chalwar, Bottes de maroquin jaune.
Ces exemples proviennent des figures dessinées par Barbier l'ainé principalement, pour l'ouvrage de Mouradja d'Ohsson, Tableau de l'empire ottoman, auquel nous avons également recours pour le texte.
EM