MONTAGNARDS DE LA PROVINCE DU MINHO
C'est dans la partie cultivable de la province du Minho que les habitants sont le plus rapprochés les nns des autres. Aussi, pour tronver dans cet espace étroit la nourriture suffisante, faut-il que ces lortugais du nord travaillent avec beaucoup de zéle. Néanmoius, la culture, le commerce, l'industrie et enfin la contrebande ne suffisent pas à nouxrir tous les habitants ; le pays, surpeuplé, doit se débarrasser chaque année de milliers d'émigrants qui vont pour la plnpart chercher fortune au Brésil.
Nos 1,3 et 6.
Paysannes du Minho, en habit de fête.
Chapean de feutre noir, à bords relevés ; daus les figures 3 et 6, il est orné de pompons. Sous ce chapeau, on voit le /enço, mouchoir de linon très gommé dont les plis se répandent sur le cou et les épaules. Corsage avec on sans manches; en habit de fête, celles de la chemise sout toujours longues. Robe qu’il est d'usage de relever avec la main pour montrer le jupon. Longues boucles d'oreilles , collier et chaîne avec cœur en or ou en argent filigrané (voir le détail de ces bijous dans la planche E T), Chaussures à semelles de hoïs. »
La figure n° 3 est enveloppée dans les larges plis de la capa ou manteau, Toutes trois tiennent à la main leu: chapec de sol ou parasol.
1e SL Paysaune du Minho, -
Costume contemporain de la guerre civile provoquée par les prétentions de don Miguel, guerre où les
populations fureut amenées à se soulever en faveur de l’un ou l’autre des deux partis, les chartistes et les absolutistes,
Sur le lenço flottant, un haut chapeau de feutre, Chemise aux manches larges et relevées. Corsage décolleté; il est séparé de la jupe et laisse bouffer la chemise autour du corps. Jupe courte et plissée. Larges boucles d'oreilles. Souliers à semelles de bois. Cette femme est armée d’un pistolet et d’une espèce de hache emmanchée au bout d'un bâton informe.
No 4 Bouvier.
Chapeau à larges ailes. Veste courte et gilet. Le corps est serré dans uue large ceinture. Culotte et a/pargatas vecouvraut le dessus des souliers, Il tient son aiguillon,
NOR
Marchande de volailles.
Lenço dont l’arrangement forme une coquette coiffure. Manches de chemise larges et relevées. Corsage décolleté en rond. Fichn de cou. Robe couverte d'un large tablier. Souliers à épaisses semelles de bois.
Les Portugais ont une folle passion pour les ponlets bouillis dans l'eau et assaisonnés d'huile et d'ail.
No 7.
Berger.
Chapeau à larges ailes. Longue pélerine de paille; plastron de paille sur lequel se trouvent le gilet et la veste; jupon de paille,
Sans sou grand feutre, ce rustico aurait l'air d'une ruche animée on d’un homme des forêts vierges,
Ne 16.
Marchand de bétail,
Chapeuu à lurges ailes, Chemise ouverte; gilet et veste, Culotte et alpargatas descendant jusqu'an cou-depied. Houra de miranda, large manteau aux couleurs criardes. Carabine ; larges bufileteries auxquelles sont suspendues deux gibecières.
No 11.
Marchand de cochons de lait.
Petit bonnet et surtout enveloppant le corps, Jambes nues,
l'OPULATION MARITIME.
L'industrie de la pêche est très importaute au Portugal et constitue une grande ressource pour les populations du littoral. Elle n’emploie pas moins de trente mille pêcheurs.
La pêche maritime la plus considérable est celle de la sardine qui à lieu sur toute la côte, et celle du thon et du merlan, spécialement sur la côte de l'Algarve.
N°5 Set 12.
Marchandes de poisson.
Nosg et T0,
Marchandes d’uveüros (moules).
N° 13, Marchande de crevettes.
A l'exception de la marchande de crevettes, ces fermes ont le chapeau de feutre à hords relevés sur leur {enço flottant. Les paniers et terrines qui contiennent la marchandise ont une forme originale; toutes ces marchandes les placent volontiers sur la tête, Cette habitude, en les forçant à <e tenir droites, contribue à leur fierté de maintien.
Les marchandes de poisson (n° 8 et 12) se distinguent par des chemises aux manches hardiment relevées eb par un corsage indépendant de la robe; leur jupe est serrée à la taille par une écharpe pittoresquement posée.
La figure n° 8 tient d'un bras un eufaut qui, son costume l'annonce, est destiné au dur métier de pêcheur; la main gauche est introduite dans une pochette suspendue à la ceinture.
Les marchandes d'aveiros (n° 9 et 10) ont uu corsage à boutons d’or attenant à la robe et un fichu croisé sur la poitrine. L'une à sa jupe retroussée dans la ceinture ; l'autre s'enveloppe d’une eapa.
La marchande de crevettes (n° 13) tient son écharpe à la main; chez elle le corsage décolleté a des manches longues, étroites, et couvre le fichu croisé sur la poitrine.
Toute cette population maritime a les jambes et les pieds nus,
Pescadore, pêcheur.
Ce costume est exactement celui si connu du pêchenr napolitain : petit bonnet; chemise ouverte et aux larges manches relevées; ceinture serrant la large culotte à la taille. Jambes et pieds nus.