PARURES DE TÊTE DES FEMMES DU PEUPLE
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Ces coiffures proviennent toutes de la Grande Russie et appartiennent aux slaves russes, ceux que Procope a désignés par le nom d’Axfes et qui ont un dialecte particulier parmi la grande famille slave. — Les exemples reproduits ici sont empruntés aux costumes des gouxernements européens de Novgorod, de Kalouga, de Tver, de Koursk. Ils représentent diverses variétés du bonnet appelé éschepatz dont les femmes des marchands et des paysans ornent leur tête, et aussi leurs boucles d'oreilles et leurs colliers. Les types primitifs de ces parures sont assurément des plus anciens ; on retrouve leur décoration dans des portraits de souverains remontant loin dans le moyen-âge et il est probable que le type en est encore plus éloigné. Les Polovisi, ce peuple asiatique qui arriva en Russie au milieu du X[° siècle, pourraient bien l'y avoir apporté.
Les femmes du peuple ont conservé l'habitude de se farder grossièrement, d’enduire leur visage de couches de blanc et de rouge. Autrefois cet usage s’imposait même daus les classes élevées; une femme qui ne se serait pas fardée eût été montrée au doigt ; la haute société s’y est soustraite, mais le peuple continue.
N° 1. — Coiffure du district de Bielozersk, gouvernement de Novgorod; le fond du bonnet est formé par un tissé d’or. Les ornements sont dessinés par un métal blanc rehaussé de paillons en argent et de perles en rosettes. La bordure pendante sar le front est en perles; le collet de la chemisette est orné d’un dessin piqué et son bouton est un saphir; les boucles d'oreilles sont des perles en grappes avec uue monture d'or.
N°2. — Calotte de même caractère, mais plus droite sur le front, avec sa frange peu-
dante de perles : elle à tout à faib nn aspect asiatique ; les ornements sont en feuilles d’argeut sur le fond tissé d’or. Les boucles d'oreilles allongées, moutées en or, sont en perlines ; enfin, cebte habitante de Tikhvin, gouvernement de Novgorod, porte un collier de perles à huit tours.
La description du détail de ces bonnets serait fastidieuse, puisque c’est toujours à l’aide de moyens analogues que la décoration en est obtenue. Les plus riches, comme ceux représentés aux n° 4, 5, 7, ont des rubis, des topazes, des saphirs, de grosses perles et jusqu’à des brillants. Le n° 4 diffère cependant en ce que le fond rouge du {schepalz est brodé d'ornements en couleur, outre le large tnyanté s’avançant sur le front, que l’on remarque aussi au n° 6, qui se fait avec des perles graduées.
Le n° 3 représente une fille de Bielozersk; le n° 4, une femme de Tikhvin; le n° 5, une femme d'Oustioug-Jelezepolskoi, gonvernement de Novgorod; le n° 6, une femme de Kalouga, sur la rivière de l’Oka.
( Reproduction d'après les peintures originales envoyées à Paris par le gouvernement russe à l'Exposition de la Société de Wéographie, en 1875.) :
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