OSTIAKS. — TOUNGOUSES. — KOLOCHE. — CRIMÉE
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N° 1 et 2. — Homme et femme Ostiaks d'Obdorsk.
Il y a en Sibérie plusieurs nations qui portent ce nom. Tout démontre, selon Fischer ( Æistoire de la Sibérie), que ce sont les premiers peuples établis dans la partie centrale, e& que plnsieurs de leurs tribus ont été forcées de remonter vers le Nord. Ceux qui sont représentés ici habitent la partie inférieure de l’Irtyche et de l’Ob, dans les provinces de Tobolsk, Berezov et Sourghont, Ils sont de taille moyenne et faible; le teint est pâle; les cheveux plats, roux où d'un blond doré. Leur habillement est fait de peaux d'animaux. Les hommes portent un habit de cuir, descendant à peine aux genoux et fermant par devant et par derrière : ect habit sert de chemise. Les culottes sont courtes et étroites. Dans les grands froids, on ajoute un second habit plus ample, muni d’un capuchon couvrant le cou et la tête, et une espèce de petit sac attaché au bas des manches pour servir de gants. Dans la figure représentée, le capuchon et le surtout sont en laine, le vêtement de dessous en cuir.
Les femmes, sur lesquelles pèse tout le fardeau des occupations domestiques, et qui sont traitées en esclaves comme dans toute l'Asie, portent des robes de fourrure ouvertes par devant et nouées de petites courroies ; en hiver, elles mettent des bas de peau, des caleçons et une robe avec un capuchon garni de franges. La coiffure de la femme que nous représentons est en laine, ainsi que les effilés. Les grands pendants d’oreille sont des perlines enfilées sur fil de laiton. Le capuchon en laine est frangé de perles de couleurs sur cordonnet aboutissant à des médailles. Le vêtement est en laine aussi ; ses grandes bandes sont tissées en argent rehaussé de perles; à l'ouverture et du haut en bas se trouvent des rubans, et des perles de conleur sur cordonnet tenant des clochettes.
N° 3 et 4. — Toungouse nomade, Toungouse de la ville de Nertchinsk.
Les Toungonses sont une race différente des Tartares et des Mongols, provenant de la Mantchourie et répandue en Chine et en Russie. Ils ont les cheveux noirs, peu de barbe, et ne sont pas grands. Dans le type que nous donnons, toutes les pièces du costumes, depuis la coiffure jusqu'aux chanssures, sont en cuir, sur lequel les ornements sont cousus, y compris les parties métalliques.
La ville de Nertchinsk, d’où provient notre second type, est le chef-lieu de la province d’'Irkoutsk, confinant à la Chine. Elle est riche en mines de plomb et d'argent, et il s'y fait un important commerce de zibelines. Le costume s’en ressent. Dans celui-ci, la coïffnre est en drap et fourrure; la robe est en drap doublé de fourrure et ornée de dessins en galons brodés ; la ceinture est en acier avec pierres de couleur, la chaussure en cuir, ainsi que les appliqnes dont elle est décorée.
N° 5. — Koloche ou Hinkite.
Celni-ci est un de ces Indiens du territoire de l'Alaska, vendu aux États-Unis en 1867 par la Russie e& compris jusqu'alors dans l’Amériqne russe. Son manteau est en cuir avec appliques et lanières pour franges de même matière, ainsi que l'espèce de tablier frangé qu'il porte. Ces peaux sont si bien cousues, dit de Rechberg, que la surface ne présente qu’une étoffe comparable à un velours. La chemise, légère et presque transparente, est imperméable et faite avec desintestins d'animaux de mer, tels que la vessie de plie, où la langue de baleine. Le chapeau est en jones tressés. La jambe est couverte, le pied compris, de l’une de ces chaussures imperméables souvent faites avec la pean du gosier des phoques.
N° 6 à 11. — Exemples de coiffures d'hommes en usage dans la Crimée. Voir : Les Peuples de la Russie, par le comte Charles de Rechberg (Paris, 1872, 2 vol.
iu-fol.); L’ Histoire de lu Sibérie (en allemand), par Fischer (Saënt-Pétersbourg, 1768, 2 vol. in-8°); Les Voyages de la Pérouse, de Diron, elc., etc.
(Les documents proviennent des photographies coloriées envoyées à Paris par le gouvernement russe à l'Exposition de la Société de Géographie, en 1875.)
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