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BOMBACÉES

Bâillon, dans son Histoire des Plantes, fait remarquer que les anastomoses fréquentes, qui s'observent dans le môme feuillet aérien, entre les faisceaux voisins, fait que rarement ces faisceaux sont séparables les uns des autres, et empêchent qu'on ne tire, pour la fabrication des tissus, un grand parti de ces différentes malvacées (0.

* Les fromagers donnent, pour fruits, une espèce de

(1) La petite famille des bonibacées, comme les deux suivantes, est une des divisions de celle des nialvacées.

cône cylindrique, ou à peine anguleux, lequel s'ouvre ]

en cinq valves, et contient de nombreuses graines, en-* tourées d'une matière soyeuse, fine, douce au toucher, et d'une couleur qui se rapproche de celle du nankin, jaune fauve. Celle des ceîba, du Gabon, est de couleur roussâtre. On fait, avec ce duvet, des matelas, des coussins; on le mêle aussi au poil du Jiëvre et du castor, j pour faire des chapeaux; mais on n'est pas parvenu à tisser cette fibre, elle est trop courte et trop cassante Ci), et ne saurait se plier que difficilement à toutes les transormations que subit celle du cotonnier. Cependant, l'Inde a envoyé, à l'Exposition de 1878, des échantillons . de fruits, d'ouate et d'étoffes confectionnées avec ce duvet, I

L'écorce battue du baobab fournit des fils d'une certaine ténacité et d'une belle couleur, avec lesquels on peut faire des cordes très régulières, mais de peu de durée. Cet arbre est abondant au Sénégal et dans le Soudan; l'écorce est expédiée d'Ambriz, Guinée méridionale, en Angleterre, pour la confection du papier; plusieurs colonies françaises et étrangères en ont exposé en 1878.

Le B. pentandrum appartient aujourd'hui au genre eriodendrumj qui signifie arbre à laine, ''Eptov, SévSpov, et que quelques auteurs mettent dans la famille des sterculiacées.

(1) Les plantes industrielles en Océanie, par M. Jouan.

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