ASCLÉPIADÉES
L'Inde a envoyé, à l'Exposition de 4878, des soies provenant du gymnema sylvestris et d'une espèce de marsdenia. L'emploi dans ce pays du calotropis gigantea^ comme plante médicinale, est plus fréquent que comme textile; on en extrait un violent émétique connu sous le nom de mudarine. Les Indiens se servent cependant des fibres de cet arbrisseau, pour faire des cordes, des lignes de pêche et des tissus grossiers. Au Muséum de
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Madras, on peut voir des spécimens d^étoffes, faites avec les soies de cette planle, qui sont assez fines et très fortes; mais il paraît qu'il s'en échappe une poussière qui fatigue beaucoup les poumons des ouvriers et rend son utilisation très difficile.
On a exposé, en 1878, des lissus venant du Sénégal, qui comprenaient moitié coton et moitié fafelone , et d'autre de fafetone pure.
Le stephanotis floribunda a été présenté par la Martinique, en 1878, comme plante textile, à cause de sa tige ligneuse et volatile.
Plusieurs espèces du genre asclepias donnent des fibres très fortes; Tune d'elles, l'herbe à la ouate, a de plus les graines enveloppées de longues houppes soyeuses qui, au premier abord, paraissent devoir fournir une boun'e susceptible d'être travaillée et tissée. On en a fabriqué, il est vrai , des velours et des molletons; mais ces lissas n'ont pas la solidité et par conséquent la durée des tissu^ de coton, de laine ou de soie. On peut, paraît-il , mélanger cette bourre avec du coton ou de la soie, dans une proportion telle que le tissu qui en provient n'est pas inférieur au môme tissu coton ou soie.
Vasclepias curassavica était, il y a vingt-cinq ans, très commun dans les îles de la Société et aux Marquises; cette plante tend à devenir de plus en plus rare : les iridigènes récoltent la soie pour en faire des coussins. L'écorce donne une filasse qui a été proposée pour charpie.
La Société africaine a présenté, à TExposUJon de 1878,