MORÉES
Le mûrier blanc est cultivé principalement pour la nourriture des vers à soie; son écorce fournit cependant d^s fibres textiles aussi fines que le lin. La découverte de cette propriété est due, comme tant d'autres, au hasard 0). L'île Maurice a exposé en 1878 des fibres du M. tarlarica.
On a fait un nouveau genre du morus papyrifera de Linné, le genre broussonetia. Depuis un temps immémorial, lès Chinois et les Japonais font usage dePécorce intérieure, du liber du mûrier à papier C^). La partie textile se trouve contenue de préférence dans l'écorce des jeunes branches et des pousses qui croissent au tour de la plante mère. Mais, pour des travaux plus grossiers, dans lesquels on ne cherche à obtenir qu'un feutrage, le papier, par exemple, l'écorce de l'arbre entier peut
(i) Botanique du D' Chenu.
(2) On le cultive spécialement pour cette destination. Les Japonais ont envoyé, à TExposition de 1878, soixante-sept espèces de papier fabriqué avec des écorces d'arbres. Le botaniste Kœmpfer et, récemment, M. Veitch, en donnent la liste. Le mûrier à gapier s'emploie avec Taddition agglutinative d'eau de riz et d'une autre plante appelée oreni ; on se sert aussi d'une autre plante désignée sous le nom de sanekadsara et du papyrus.
être utilisée. Taïti a envoyé à rExposition une pièce d'étoffe confectionnée avec le mûrier à papier, et nous en avons rapporté nous-méme de Noukahiva. A Borabora, on fait de jolis chapeaux, des bandages pour les plaies, des cordelettes et fils pour fabriquer des objets de faible dimension, porte-cigares, etc. On /ait aussi , en super-
BROUSSONETIA PAPYRIFERA.