SCÈNE. VIII BERNARD, JEANNE, HÉLÈNE, MICHEL
mighel, très jovial, sans tendre lamaxn à Bernard, se présentant lui-même.
C'est M. Renaud!... Bonjour!
Bernard, sans faire un pas vers lui, d'une voix blanche.
Bonjour, monsieur Renaud. Voici ma fille Jeanne.
miciiel, toujours du même ton réjoui.
Ah ! oui !... Elle n'en veut pas trop au gros balor qui lui a fait peur?... Dites donc, cette fois, pas moyen de se cacher !... Regardez-moi bien, mademoiselle Jeanne!... (Elle le regarde
dans le blanc des yeux.) A la bonne heure!... Il y a progrès!... (Se tournant vers Hélène.) Et celle-ci... a-t-elle aussi repris courage?... Ah ! mais, il y a erreur !... (A Jeanne.) Ce n'est pas avec elle que vous étiez tantôt !
JEANNE
En effet.
bernard, avec importance.
Je vous présente mademoiselle Hélène Froment.
michel, frappé d'un souvenir.
Attendez donc!... Froment !... Je connais ça! J'ai déjà dû rencontrer mademoiselle. (Hélène, naïvement, fait un geste négatif.) Si, mademoiselle... Mais vous étiez trop petite!... Vous n'avez pas pu vous former une opinion sur moi... (A Bernard.) J'ai une chance particulière... La famille au complet... Il manque pourtant madame Prinson.
bernard, interloqué.
Ma femme se porte bien, merci 1... (Faisant signe à Jeanne d'emmener Hélène.) Mes eu»
fants, j'ai à causer avec M. Renaud. (Hélène et Jeanne s'en vont, après avoir salué Michel.)