SCÈNE PREMIÈRE
CLOTILDE, JEANNE. Il est six heures du matin. Clotilde et Jeanne, en peignoir, suivent les péripéties d'un combat qui se livre le long de la plage. Au dehors, on entend une vive fusillade, certains coups très rapprochés, d'autres lointains. Le bruit d'une furieuse canonnade, venant de la mer, domine, par moments, tous les autres bruits.
jeanne, au vitrage du /bnd, appelant sa ?nè?*e, qui, à Vautre bout du vitrage y regarde dans une direction opposée.
Maman!... Maman!... Viens vite!... Voici nouveau !...
glotilde, après avoir lorgné de nouveau.
Je ne vois rien.
JEANNE
Est-ce possible 1... Suis avec ta lorgnette, tout le long de la haie...
glotilde, après une nouvelle inspection.
Je les tiens !... En as-tu, des yeux !... Je me figurais que ce coin-là était occupé par les Français,
jeanne, d'un ton de charitable supériorité.
Maman, tu me fais pitié!... Tu n'as pas du tout l'instinct de la stratégie!... Tu ne vois donc pas que le parc de madame Rochet fourmille de manchons blancs?... Des Anglais partout !... (La canonnade en mer devient effroyable. — Entrent Mathilde et sa fille Amélie.)