‹ Le coup d'Etat ou Le renvoi du cabinet de Boucherville [microforme]Chapitre 9 sur 9 · t‘4 PE · texte numérisé non relu

t‘4 PE

453te

de: logique on, est. a

et que, Son Re ner |n

pour, l'avenir. Quant au . Je Lieutenant-Gouverneur as: | né lui-même cette, mesure, l'an dernière ;, quant, à: l'avenir, ,il {a sanctionné, hier même une, loi qui, après tout, n'est : que, la, continuation de la législation de l'an, der:

nier au sujet de.ces chemins de, fer, On se demande par quel, procédé

nous avoir reproché cette mx et en avoir fait un motif de, notre renvoi. -d'office, à sanctionner.cette même loi purement-stisimplement, Peut-être: s'est-on laperçwau,. ders nier:! moment: qua.çette.législation

‘imposait:'à-1a provinces. ne

| dépense.additionnelle et: quelle :ne

“Ps déait chôses A'tné sr 1e | faisait -qu'autotiser;,sous.wne, u ieutenant

saib'Uel résorvér ce bilt, et; dans: ce GAS AL AE dBposd à, accepter: le,

-cônséilide ses'ministres,fce:qui ‘était

“ü Ai80n dé les’ maïnténir au Fou-

fprin sas

ivokr au lieu ide; lesen-chasser.; ÿ+ ou! | bien! M Voutait" mposér-sün “géo à «ceth: T'RERUTES PE, dans: ce..cas, ‘al se serait donné'à'hti=rhémé un'démenti |.

bnrer y des jour dela pure tignaik.a simplement réserzé Je, bil pour la sonnilétian des autorités fédérales.

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Autre grief. On ous, reproche VOIE AUTRE

f élec sd pa Stilo! wniiribilhées ‘ut naine ‘très: an de à

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“rais ré fottêmbnt éntaché"'de ridi-

cule. . Les. ee TE dont il. est ici soft rétatives äux chemins c'est a.dirode Lévis et

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forme - puVerneur € propo- | nouvellé/:le:service,de la. subver-

tion attribuée à.ves chemiaside far par une loi-antérieure:: ;:1 1:23 ji

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rieux, c'est ‘l'augmentation ; dés salaires. duiservice. civil}, Mais, qù donc-les.conseillers -de san. Exçel-

‘lenceavaient-ilslaitête, lorsqu'ils hui

| Tout à l'heure je discutais.les.pre-

miers-éléments-du:catéthisme: poli -

tique.et je m'étonnais.que les.nou-

veaux ministres les, leussent -igno-

rést.;..m'en.|voilà -sendu.;à;;:teur rappeler les. Statuts.:de. l'an: ;dernier, en vertu desquels cette,.aug- «mentation devenait obligataire cette ‘année... Gette loi n'était dirreste;que -le -corrallaire d'un-autre.Statut qui

oblige chaque employé;du service civil à verser.ginq pour cent.de son

salaire dans:un- fondside.retraite, 1. -D'ailleurs.je me, demande. ;en

vertu de .quel.droition..a: pu:,00n-

| seillez:à Son Excellence de, sin-

gérer:dans.. les. détails. infimesr.du

service |civils les.chambpes, + 2 auxquelles le détail de ces dépenses it est communiqué,

d'après laJoi, dans

soie: DE 2

fes duffife ffeñiiers joirs de la ses- Sôn;/n'avalent fait entendre aucune phéifiée #'ée ‘sujet. Le: chef. de l'Etat ‘dôit’'êtré au-dessus ‘de paréilles Misères, car lorsque ses conséillérs l'éntraînent sur ée terrain,ne a ce gas à des représailles et offensantes pour sa ARE due: ‘Que dirait-on, parièxe nple: si quelqu'un s'avisait de fé” chicäner Sur le service de Spencer Wové ?

"Be ÆLieutériant:Gouverneur fait düssi' à son Premier-Ministre le reprothe général dé ne pas avoir suivi ses recommandations sur les diverses dfiestions de législation et d’administration qui se sont présentées dépuis Vân dérnier. Je trouveexhort'que lon ’ait conseillé à’ Son Exéellence de faire cette critique, qu est la négation formelle du gouérnémérit responsable. Comment !

l'on ‘sait’ que le Lieut.-Gouverneur a été éhoisi parmi les hommes qui ont sérÿi dâns les rangs de la politique lactive, qu Hit est sorti tout chaud ‘des Juttes ‘acharnées de r873 ; ét Fon voudraît que cet Koné fat Vinspirateur et le guide ‘âbsolu della politique provinciale ?

Autañt vaudrait dire que le parti

‘déminañbdäns &s chambres de la |

législäthre de Wüébec devrait forcémiént/se plier aux ‘idées, aux pré- "Féréñéés! por neipas dire aux ca- "prices, de l’hômime qui nous serait ‘énvoÿyé ‘tous les: mi ans par le cabang à fédéral 11"

* Etañt dénhe tes: symiplitlites D Pbieñ°icôtimies : de : l’an- ‘'éent "Sénateur auraîton ‘pas dû

tôEl conséillér'au nouveau Lieu-

RAR NN © va réserve la

écarts taper etage

taire pour le peuple et un titre de respect pour l'autorité, que:de voir chacune des prétentions d'un parti se reproduire aussi : Adèlement dans le réquisitoire du chef de l'état chassant un ministère soutenu par la mäjorité dès représentants et de la chambre haute ?

Quelle différence entré cette

attitude et les grands principes énoncés par les Hommes d'état

anglais. Lord Derby, écrivant à un gouverneur de la Nouvelle- Ecosse, lui recomniandait la neutralité dans les luttis politiques de cette province, et jui disait :

“ Je recommande ce mode d'action “afin qu’il soit bien “ transfert du pouvoir poli ‘ ti à l’autre, n’est pas le ré “de vos actes, mais le fe dus : és par ‘le Sslotaue “ J'attac à à ceci une grande im ce “ et je vous donne soins sg onsiquenee le ‘“ truction de ne # Conseil Exécutif rer u’il ne:sers & parfaitement clair qu’i 1e ne é pou, | ‘ave “ toute l'assistance qu’il est “ d'attendre de vous, adtainistrer | le gou- “ yernement de la province d’une ma- “ nière satisfaisante et commander la

: confiance de la Législature. ’’

Le comte de Grey, appréciant l'intervention de Lord Metcälfe ren- Voyant son cabinet en 1843, s'exprimait ainsi :

& L'effet de cette int rrention ge “le mettre en mr directe se

“ se ee

“ en parlement n'était va “ ment contre les éaqe ds u

pp one mais ni de-gouvernéur lui- # glais

gb dont ai 1e HE sé

'edéets dés Alès RS TN ES NN … MAL. : DPF ET UE LA

HO LL D M A pn mm

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& ation quepourraient faire ceux avec | * Ce que l'on a voulu + ic. SRE OR ARE dtsios | |. que l'on a fait, n'est ni plus.

& tirer. ” C'est aussi l’avis de May : | ni moins que l'escamotage.. du pouvoir. par. des ambitieux, im

4 Comme le souverain qu’il représente, “ le gouverneur se tient à l'écart et au, | Puissants, à arriver par, les, .yoies,

“ dessus des partis, et il gouverne par des | constitutionnelles. . Le peuple n'é-

“ conseillers constitutionnels qui ont ac- | “ quis de l’ascendant dans la ren 04 | tait, pas, avec ces hommes, la,

« Î] laisse les partis rivaux se livrer ba. | représentation nationale les repous- “ taille entre eux; et, en admettant le | -

“ parti le plus fort dans ses conseils, il | sai. 41008. ils qe trompé ; le ‘met le pouvoir exécutif en harmonie | représentant ue ‘autorité | pour

“ avec les sentiments populaires.’ | s'emparer d'un pouvoir, qu'ils ne.

Ces idées ne sont pas, d’ailleurs, | pouvaient mériter. Les clets du pour applicables au représentant du sou- | voir appartiennent au premièr-. verain seulement. En parlant d’un | ministre à qui le Souverain les souverain constitutionel, un auteur | donne, sur la manifestation de la distingué, Hearn, nous dit : | volonté du peuple. Ces clefs du

# Dans les matières de législation géné- | pouvoir, le premier ministre doit “ rale, le Roi, quelles que soient ses vues | les remettre au souverain lorsque

perso nelles, ne consulte que les v « es erronés qu'il les pr. 2 fran. | la confiance publique fait défaut. à

sets qpndi ses, gs ont été Arr en son cabinet. Le souverain, yijé Forne rer Let la chambre des com. | Même peut les lui, demander, lors- “ munes.” . que la représentation populaire. en exprime le désir ; mais, dans auçun

gehot : | cas, il ne peut. Le lui arracher, | les

# Un roi de bon sens et de sagacité dira lui voler, disons le mot. Ce est... ce. “ à ses ministres: “Sur vous retombe la | que l'on fait pour nous ; hais. que

- Et comme dit quelque part Ba-

“ responsabilité de ces mesures. Ce que | l’on prenne garde, les conséquences

‘ vous jugerez le mieux, il faura le faire ; dercet trie and : 1 I “ et je lui donnerai mon support effectif. € qu 6, 1PCYRIE, . Mais pour joie et telle arre ads viendra revendiquer sa souverain té

mesure est mauvaise, et telle autre “ chose est préférable. Je ne m'y oppose législative... Alors on POS, ire “ pas, parce que c’est mon devoir de ne | avec autant de vérité que op, de

# pas m’y opposer ; mais je vous avertis.” disait, il y a quelques mois, en C'est. ainsi que George IV se Europe, qu'il faudra “ ‘88. soumettre, contentait d'exprimer sa répulsion | ou se démettre.” LR. pour ses ministres en termes quel- Il est vrai qu'à. défaut de mofaquefois peu mesurés ; mais, comme | lité, on a voulu. avoir de Fhabileté, on le faisait remarquer alors, “le | de la finesse. Avec Rdisaionqn, roi aime mieux donner des con- parlement, on va jeter au, Ppeaseils , à nes ministres que de les | ple un appt que l'on croit. sans. renvoyer.” doute irrésistible, . On lui dit,:à ce, Messieurs, pourquoi citer tant | peuple que l’on sait bon et ré d’autorités? Pourquoi aller fouiller | que c’est pour son bien que cet évédans les annales du peuple anglais, | nement a lieu ; que c'est dans Sn,

ce peuple modèle de tous les gou- | intérêt que l’on, viole ainsi la consti.

vernements constitutionnels ? On tution ; .que:« c'es st pour. l'exempter

ne trouvera nulle part de précé- | d'être lourdement taxé que l'on a. ;

dent pour excuser l'acte que l'on chassé un. ministèr aricateur. vient de commettre. La taxe! voilà l'appât que l'on .

si

attache à l'hameçon pour y faire mordre ‘le vulgaire. Cet appât e$t bieï choisi, si l'on croit que le peuple de cette province n'est com:

posé que de badauds ; mais on se trompe ; les éléctagts sont assez intelligents pour ne pas se faire prendre À une amorce aussi grossière,

Regardons les choses en face.

Quélle ést donc cette taxe que l'on päraît redouter si fort ?

Voyonsd’abord si l'imposition d’une taxé était nécessaire, et examinons ensuite si cétte taxe est aussi lourde qu'on voudrait lé faire croire ; demandons-nous enfin si le bouleversement que l'on fait subir à la province, les dépenses extraordinaîres qui en résulteront, ne coûteroht pas plus cher que l’impôt dont où fious éflraïe. Je ne parle pas du coup ' fatal porté aux institutions pülitiques qui nous sont si chères ; cela’ fé s'estime pas à prix d’ dipéñt cher un peuple qui a du cœur.

‘La taxe en question est devenue nécéssaire par suite des grands travaux que le gouvernement à entrepris ou qu'il a encouragés pendant cès dernières années, et cela, d'la demande de tous les hommes politiques, sans acception de parti.

Plus dé sépt millions ont été requis pour le chemin de fér provincial sur la rive nord, et près de

Millions de piastres comme

ie ’d'éncouragemént aux entre- Ps drtiéulières du même genre au Sud du Saint:Laurent. Ces grandes éntreprises ne sont - "pas encore terminées ; quelques-unes ent même ‘besoin de sécours nouveaux fn: “éudräit-on, comime ün l'a si conseillé” ‘au Lieu-

‘Pour être menées à bonne

prieur, que cés ‘secours dal} Votirias vérs

cela, vous surtout qui avez fait de. . si grands sacrifices pour une dé ces , entreprises ? Voulez-vous qué lE-:

tat ferme ses coffres et, sous le prétexte spécieux d’une économie mesquine;qu'’il laisseen périlcette œuvre nationale ? Non ! et ce n'est pas l'impôt de quinze centins qui vous ferait renoncer à cette belle entreprise.

Cette taxe porte sur les contrats dont la valeur dépasse la somme de deux cents piastres, mais seulement sur l’excédant de ces deux cents piastres. Ainsi, une transaction de $300 paierait 15 centins de droit, les premières deux cents piastres étant toujours exemptes.

Et puis, les testaments, les contrats de mariages, les donations entre-vifs en ligne directe, ne tombaient pas sous le coup de cette loi.

Calculor s un instant; il y a plus de 700 paroiïsses dans la province de Québec. Cette taxe, d’après les calculs les. plus exacts, devait rapporter environ $175,000..

De ce montant, les deux tiers, ou.

à peu près, pesaient sur: les banquiers, courtiers, agents de change, agents d'immeubles et spéculateurs :

de toute sorte ; c’est-à-dire, Sur la classe que la taxe n'’atteint presque jamais. Et encore cétte taxe n’était-elle que temporaire ; elle ne devait durer que jusqu’à l'issue favorable de l'arbitrage des deux provinces qui va se décider bientôt en Angleterre, et jusqu'à ce que le chemin de fer provincial nous donne les revenus que nous en espérons. Voilà à quoi se réduit ce grand épouvantail pour lequel on viole nos libertés représentatives et lon jette la province dans une agitation dont on ne saurait prévoir sale conséquences. .

Voici une session violemme nt in-

terrompue etdont une grande partie | il faut payer se prix pour les réalide l'ouvrage sera à recommencer. Je | ser, on a bien le droit de dire n’exagère pas en portant cette dé- | cette ambition dépasse la foli Ti pense au chiffre de $40,000 ; puis | touche au crime.

les élections générales, dont le coût Et n'allez pas nous dire que officiel ne peut être de moins de | nous sommes la cause de tous les $35,000 ; ajoutez à cela l’interrup- | désastres en ne nous soumettant tion inévitabl- dans le fonctionne- | pas au nouveau régime, au minisment des départements publics | tère qui s'est installé dans les par l'installation de ministres nou- | siéges qu'on nous a dérobés.. Les veaux ct inexpérimentés ; ajoutez | hommes de cœur, et ceux-là. sont encore la perte de temps et les | tout le pays, nous mépriseraient si dépenses nécessaires que cause | nous subissions la honte d'un tel aux citoyens individuellement l’é- | attentat, sans protester au nom du vénement d'une élection générale ; | droit, au nom de la constitution, mettez ces dernières dépenses et | au nom de la liberté de la reprécette perte de temps au chiffre | sentation nationale. À ceux-là qui minime de $ so par paroisse, et | ont méconnu le droit, méprisé la dites-moi s’il n’y a pas là une perte | constitution et foulé aux pieds la lisèche au moins égale à la taxe | berté parlementaire, à ceux-là seuls dont en vous effraie et qui eût été | la responsabilité de ces désastres. employée fructueusement, sans les | On vous a parlé d'impôts. Dehaines, les désordres et les scanda- | mandez. donc, messieurs, à ces gens fes inhérents aux agitations politi- | qui crient si fort contre les taxes ques comme celles dont nous allons | du gouvernement local, quelles sont être témoins. | les taxes que ce gouvernement vous ‘+ Et nous n'avons pas compté, ce | impose? Car, après tout, il. ne qui pourtant sera la plus lourde | faut pas être iniuste. Voulez-vous. perte pour la province, les intérêts me le dire, vous qui m'écoutez en

que chaque jour accumule sur le | cé moment? Vous payez la taxe capital engagé dans nos entreprises | sur le thé, sur le sucre, sur le tabac, de chemins de fer, dont l’exé- | sur presque tout ce que vous: con-, cution va être nécessairement re- | sommez ; mais à qui ,payez-vous: tardée par le coup de main que | cette taxe? Au trésor, fédéral à, des ambitieux et des envieux vien- | Ottawa. Presque toutes les, ressournent d'exécuter. Neuf millions de | ces provinciales proviennent du piastres. sont engagés dans ces | subside fédéral et du revenu, des entreprises. Supposez un retard de | Terres de la Couronne. La seule trois mois seulement, et vous arri- | taxe de quelque valeur que nous. vez au joli chiffre de $135,000 ; | ayons est la taxe des aubergistes.. et: et je ne parle pas ici des dom- | celle des procédures judiciaires. mages indirects causés par ces re | | Ceux qui aiment à boire et ceux tards qui reculeront peut-être d’un | qui aiment à plaider sont ceux qui: an, à cause de la saison mauvaise, ; portent presque tout. le fardeau des la complétion de ces grands tra- | impôts dans cette Province. vaux, Si vous ajoutez à cela un.i

Il est bien permis d’avoir des | droit pour payer. les. frais. d'en aspirations politiques ; mais quand ! gistrement, vous avez toute la Histo.

NT

des taxes provinciales. Je défie qui que ‘ce soit de me contredire ; la province | de Québec est l’état le moins taxé qui existe, si l’on considère la perfection de son système administratif. Est-ce donc cette légère taxé de quinze centins qui nous rendrait si malheureux ? Cette taxe, nos adversaires l'imposeraient eux-mêmes, ou la remplaceraient par une taxe équivalente, si, par un hasard sur lequel ils ne comptent pas eux-mêmes, ils se maintenaient dans leur usurpation.

” Je vous parlais tantôt d’un leurre à l’aîde duquel on essaiera de tromper la vigilance du peuple dans cette grande lutte qui va s'engager sur le terrain de ses libertés; jevous ai démontré que ce cri de la taxe n'avait rien de sincère, et que ceux qui le pOussaient entraînaient la Province dans un abîme cent fois plus dangereux. Mainten int je vous signalerai l’autre piége que l'on va tendre’ à votre crédulité, à votre botine foi : “ l'économie, le retranchement dans toutes les branches de l'administration.”

Voilà le programme éternel des gouvernements qui n'en ont pas; voilà la-panacée, “ la tisane guérissant de tous maux,” que les charlataris ‘politiques véndent sur le marché des dupes. De tout temps ce ‘gluau à pris des moineaux.

“Seméz de la graîne d'idiots, disait un malin, il poussera des actionnaites.” - Sous le nouveau régime, ôn veut semer de la graine dé charlatan, esperant qu’il poussera des votes. ss

On les à rvus à l’œuvre ces gouverfiéments de rétianchement,

d'économie ; on les a vusen 1863, en 1874; On les voit encore aujourd hui à Ottawa. En 1863, le

le dans : son qui pour | ces.

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petits hommes, les avait baptisés, avant de les chasser, du nom de “ gouvernement de bouts de chandelle.” Leur économie, en effet, n’avait consisté qu’à retrancher quelques centaines de piastres à nos institutions de charité, et à jeter sur le pavé quelques messagers ou employés sans fortune et sans protection. Le gouvernement inauguré à Ottawa en 1874, s'est aussi affublé de cette défroque usée de “ l'économie et du retranchement. ” Quel a été le résultat de ce grand programme ? Plus de trois millions de taxes nouvelles, plusieurs centaines d'employés additionnels, et un déficit énorme augmentant tous les jours.

Et le gouvernement qu on voudrait imposer aujourd’hui à la Province ne serait que le pâle reflet de ses aînés de 1863 et de 1874.

Rien de large dans les vues poli.

tiques de ces hommes ; rien qui puisse conduire un pays dans les voies sûres du progrès. De la contradiction, du dénigrement et du” charlatanisme ; voilà où commence et où finit leur décalogue politique.

Ne les a-t-on pas vus l’autre jour, lorsque la Chambre d'Assemblée se levait indignée pour protester contre la violation de ses droits, ne les a-t-on pas vus répondre à ces élans superbes de l'indépendance parlementaire par des exceptions à la forme, des points de routine, des questions d’ordre? Et quand la chambre fut appelée à venir s'entendre congédier au milieu d'une session inachevée, un des leurs était encore debout, les yeux fixés sur la pendule, parlant contre le temps pour étouffer la dernière protestation de la chambre.

Souvene--vous de cette parole d'un profond politique : “ Où

GE

finissent les grandes questions commencent les petits partis,” et ne perméttez pas au petit parti rouge de faire disparaître dans ses mesquineries, dans s4 politique de bouts de chandelle, la gravité ‘du problème soulevé par l’éscamotage du pouvoir, si audacieusement pratiqué' par ses chefs. TI n'est pas ici question d'une misérable taxe de quinze sous, ni du salaire de quelques pauvres employés, ni des dépenses d'un commissaire de chemin de fer, ni même d’un tracé du chemin : ce sont là de petites choses bien dignes d’un parti qui n’a jamais eu dans le pays d’autres point d'appui que le préjugé, ce préjugé vulgaire qui ne vit que de petitesses ; mais il s’agit de choses autrement grandes et sérieuses.

Comme je vous le disais en commençant—et ie finirai par la même pensée-—c'est la liberté du peuple qui est violée, c'est le premier de nos droits qui est menacé. Qu'’importent, après tout, certaines fautes d'administration ? Elles sont toujours réparables, lorsque la représentation nationale conserve sur le gouvernement le contrôle légitime que lui attribue la constitution. Ce qui peut être un mal irréparable, c'est l'abandon de ce contrôle, c’est la violation de la souveraineté nationale. Que devient le principe que “Ze peuple gouverne,” s'il est permis à yn seul homme d’enlever le gouvernement des mains auxquelles le peuple l'avait confié ?

A tout prix, sauvez ce principe du naufrage ! Qu'il soit pour nous un point de ralliement! Oublions, un jour au moins, nos divisions locales, nos querelles de clocher, pour nous unir autour du d::peau de la constitution. Que nos cœur: grandissent avee les circonstances, et

— PARLE RAS AMIE SENTE patrie RS ———@—

OR

ne craignons pas de= demander à notre" passé, à cé passé plein de généreuses luttes, des ‘inspirations pour nous guider dans le combat nouveau que: l'on nous force d’ac.

cepter. : Le ‘premier qui ait récla mé la responsabilité ‘ministérielle dans ce payé: est celui ‘qui l'on à appelé le grand : Bédard, et céhui qui a le plus fait pour introniser chez nous ce régime-de la liôerts est aussi un des nôtres, Lafontaine, aidé de ses nobles amis, Morin et Baldwin. Et vous rappellerai-je le nom de Cartier, continuateur de ce grand œuvre, hier encore notre chef, le vrai type du politique conservateur, prudent et actif, adversaire des démagogues autant que défenseur fidèle des libertés constitutionnelles ? Voilà quels étaient nos guides dans le passé, queis doivent être nos modèles dans L présent.

Messieurs, j'oublie un nom, celui de Papineau,

ee

Sa voix, sa grande voix aux sublimes colères, Sa voix qui déchaînait sur les flots populaires Tant de sarcasme amer et d’éclats triomphants, Sa voix qui, des tyrans déconcertant l’audace, Quarante ans proclama les droits de notre race, Vous connaissez cette poésie, dont l’auteur est votre propre député aux Communes d'Ottawa, et je le lui demande à lui-même, comment Papineau a-t-il mérité d'être ainsi chanté par une voix libérale, si ce n’est en luttant corps à corps durant la moitié de sa vie

contre des gouverneurs de pro-

vince, despotes au petit pied qui ne se contentaient pas de régner, mais qui voulaient aussi gouverner à leur guise.

Dans cette lutte, Papineau 4

de. DE de

bien mérité de la patrie, et, malgré les fautes de.sa vie, son. souvenir restera commeé, celui, d'un, grand champion des libertés: populaires.

:Plût à Dieu que le parti libéral qu'il à fondé: réspeetât ses enseignements! Que dirait donc Papineau,: lui, l'expulsé. des! gouverneurs,, s'il voyait maintenant ses héritiers devenus les défenseurs et

les complices de l'expulsion, de ceux en qui le peuple. avait confiance. ? Que dirait:il ? Il terait entendre un de ces accents. terribles dont l'écho est venu jusqu'à nous, et s'écrierait :

“ Faites taire la voix de Spencer Wood, et laissez parler la grande

voix du peuple !”

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