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La proportion des décès serait presque de la moitié des Cas : Mais nous croyons que si l’on peut à temps secourir le malade, le pronostic est de beaucoup allégé.
Quelles sont les indications à remplir quand on se trouve en présence d'un malade atteint du coup de chaleur?
D'abord, écarter la cause de l'accident : faire respirer au malade, s’il est possible, un air plus frais et plus pur; telle est l'indication capitale.
Puis, après avoir écarté autant que possible les causes d'asphyxie, chercher à vaincre la stase du sang dans l'organisme en général, et dans les poumons en particulier; défaire les vêtements du malade, lui administrer des aspersions froides sur le thorax et la figure; des ventouses sèches ou scariliéos ; glace intus et extra ; boissons froides en grande abondance pour rétablir la sueur; au besoin, pratiquer la respiration artificielle.
C'est surtout le traitement prophylactique qui a une grande importance : empêcher les hommes de marcher en colonnes serrées pour les troupes; les faire placer à la file de chaque côté de la route sur le bord des fossés ; remplacer les halles pendant lesquelles les hommes ont la mauvaise habitude de se coucher, par des ralentissements dans la marche (Guyon), ou bien les faire rester debout pendant les haltes (Maréchal Bugeaud) ; leur permettre de boire abondamment pendant la marche, pour compenser la perte de sueur; diminuer, s’il est possible, la charge qu'ils ont à porter.
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Insolation. — Le pronostic varie avec le dégré de la congestion cérébrale ; parmi les signes qui l'aggravent, on peut placer : l'insensibilité complète et prolongée du malade, la permanence de l’hyperthermie, la rapidité et la faiblesse du pouls: les signes que l'on peut considérer comme favorables, sont : l'abaissement graduel de la température, une sueur abondante arrivant tout à coup comme phénomène critique, la régularité et l’ämpleur du pouls, l'absence de délire, le coma, de convulsions.
Le traitement consiste à décongestionner le cerveau : pour cela, les saignées générales, les sangsues aux apophyses mastoïdes. Tissot recommande les saignées en grand nombre, et pour enhardir dans cette pratique, il raconte que Louis XIV, en 1658, ne put être préservé des dangers d’une insolation contractée à la chasse, qu'au prix de neuf saignées. Nous engageons les médecins, dit Fonssagrives, à ne pas saigner aussi royalementleurs malades, mais à ne pas dédaigner aussi un moyen aussi puissant.
Les Arabes et les Chinois, fort sujets à l'insolation, emploient deux movens différents et forts curieux pour la prévenir et la traiter.
Les Arabes en repos, même sous le soleil le plus brülant avec la température la plus élevée, restent immobiles sans éprouver le moindre accident, grâce à leurs épais burnons , mais dès qu'ils se mettent au travail, ils vont régulièrement se faire scarifier le crâne par leurs médecins, ce qui provoque chez eux d’abondantes hémorragies, et les met à l’abri de l’insolation.
Les Chinois (1), dont un grand nombre succombe à cette affection, se font sur les apophyses mastoïdes et les parties latérales du cou, des scarifications non sanglantes avec le tranchant d'une mince pièce de monnaie. D'autres se font sur ées parties de simples ecchymoses en se pinçant fortement la peau. Ges moyens, avec lesquels les Chinois prétendent se guérir, nous semblent, ainsi qu’à M. Dumas à qui nous emprunlons ces détails, tout à fait insuffisants.
Avec la saignée on doit employer les affusions froides. « Un homme de vingt ans ayant été fort longtemps exposé au soleil, dit M. Tissot, rèvait violemment sans fièvre, et était véritablement maniaque. Après plusieurs saignées, on le jeta dans un bain froid qu'on réitéra souvent et en mème temps on lui jetait de l'eau froide sur la tête. Ces secours le guérirent peu à peu. »
Puis viennent les purgalifs, surtout les drastiques, les lavements purgatits, enfin tous les movens généralement employés pour combattre la congestion cérébrale.
Les accidents sont beaucoup plus graves chez un alcoolique que chez un homme sain : « Un ivrogne qui résiste aux pays chauds, dit M. Maher, directeur du service de santé à Rochefort, me produit l'effet d'un homme qui tombe d'un cmquième étage sans se faire mal: on en voit, mais c'est rare (2). »
Après une isolation, on doit toujours craindre une méningite, une encéphalite ou une hémorragie cérébrale.
it) Thèse de M. Dames.
2) Thèse de M. Dumas.