INTRODUCTION
Lorsque nous avons commencé ce travail, nous avions simplement l'intention d'exposer, de développer et de soutenir la théorie de M. le professeur Layet, sur l’origine asphyxique, ou pour mieux dire respiratoire, du « coup de chaleur. »
Mais, en avançant dans l'étude de cette question, nous avons été frappé par ce fait : les auteurs qui ont parlé du coup de chaleur ont, pour la plupart, mis des animaux nisme arrivait la mort : ils tiraient ensuite parti des résultats de leurs expériences, pour nier l’origine asphyxique de l'affection.
Or, il nous a semblé que les conditions étaient absolument différentes dans les deux cas, et qu’un sujet qui succombait au coup de chaleur, après une marche ou un travail excessifs, et dans des conditions bien déterminées
Rire
de température et de milieu ambiant, ne pouvait pas être comparé à un animal attaché dans une étuve, respirant soit l’air extérieur, soit l’air à la température de l’étuve, et mourant sous l'influence unique d’une température trop élevée.
Aussi, avons-nous fait subir de légères modifications à notre plan, et au lieu de nous attacher spécialement à l'étude du coup de chaleur, nous occuperons-nous de démontrer aussi les différences entre ces trois genres de mort : 1° par la chaleur; 2° par le coup de chaleur; 3° par insolation.
Que M. le professeur Layet, qui a bien voulu, avec. sa bienveillance habituelle, nous guider dans ce travail, veuille bien recevoir ici tous nos remerciements.