‹ Le Coureur de fillesChapitre 13 sur 32 · LES VERS LUISANTS · texte numérisé non relu

LES VERS LUISANTS

Le soir tombe sur le bois fatigué. Les oiseaux

rentrent et se cherchent dans les feuilles, qui ne

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font pas plus de bruit que leurs ailes. Ils vou-

draientbien y voir un peu. Mais les étoiles sont

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trop loin et la lune ne descend pas assez près. En outre, le rouge descenelles et des gratte-culs est insuffisant.

Soudain, pour éclairer leurs amours, savante à composer la gamme des lueurs, la mousse entremetteuse allume tous ses vers.

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by VjUU^IC UNIVERSITY OF MICHIGAN

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l'herbe

Toute pleine de rosée, l'herbe reluit, tendre, verte, presque transparente. Un petit ruisseau coule dans ses brins. L'homme grave qui se promène a soif. Déjà, il arrondit ses deux mains. Mais il craint de s'abaisser en se baissant pour boire.

Ensuite l'homme grave a faim. Mais sa pudeur l'empêche, la fausse, la sotte, de s'offrir à genoux un dîner d'herbe fraîche !

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