SCÈNE V
DUBOSC, FOüTNARD. CIIOPPARD, COURRIOL.
DIROSC.
Avancez à l’ordre! J’espère que je vous ai fait faire une Idffft promenade, sans compter b dîner, le billard, etc.
cnopPAiiu.
Oui, nous nous sommes bien amusés... raw chevaux sont
poilbblfs.
C’est ici?...
COURRIOL.
LE COUimiER DE LTO».
MIKi
Pas tout 4 fait, mais on broie.
CiiüffAUC
Est-ce qu'on va boire P
mnoie.
Du tout! du sang-froid et de l'ait' nuta».
Pourquoi nous arrêter ici P
DGIOfC.
Vous avez vu ce même qui est 4 la caret
COOUIOl;
Oui.
cnortuD.
Le mêmignard.. eh bien P...
DttlOM.
Il faut commenearpar le rcfroidirL* cooaioa.
Ohl un meurtre inutile!...
ooaoac.
Inutile! vous crojei?
rMiMia.
Pauvre petit!.. .
croup tan , à FouMrd.
Tas donc le vin sensible, toi?
cocaalOi.
teric, gare ! on va t’ouvrir I (Il tortilla maiim.)
„ . cboppàrd, i Dutoic.
Conte-nous ton idée.
emoK, leur faieani sione d'avancer et d’MniM;
A nuit heures, vous entendrez, au bas de celte cête on rbe. quement de fouet et des grelots ée chevaux !... ’ ™
ncaosc.
C'est le courrier de Lyon, qui arrive et qui passe, là, dans ce avec îi?SâfiSr ' a c6lC ' “ S ' arre,C ici ' 0ÜUb011 » cou P Oui'...
DUBOSC
Ce coumera une voiture, et à cette friture^
COURRIOL.
À cette voiture?...
DOBOSC.
A cette voiture i) y a un coffre !...
. courriol.
Et dans ce coffre P...
dubosc.
m d^sff m 6 ^S e ™<»’ » “’ï» P* 1 * W- livrés 'dôniTe S'pîîèïï matT^U ro il1 *
rou dans cette maison.
fouinard.
Qu’est-ce que vous gagnera en le tuant P choppard, a Fouinard.
Feignan, val...
DUBOSC
J’y gagnerai qu’il ne verra pas ce que nous allons faire.
Eh bien! je me charge d’empêcher qu’il voie rien.
choppard, allant à Courriol.
Bouches-y l’œil avec deux coups de poing, et, pendant qu’il éternuera, tu y diras : Dieu vous bénisse; faut être poli ! courriol, allant appeler Joliquet.
Eh! mon petit? mon petit?... (A Joliquet, qui est remanié de lacave.) Bon! une autre... Monsiourî... Combien as-tu apporté de bouteilles, mon garçon ?...
joliqukt, descend mettre les bouteilles sur lataùU.
Deux, Monsieur... (A pari.) J’aime assez sa tête à celui-là. courriol.
n nous en faut deux encore, va les chercher.
JOLIQUET.
Celui-là est dans le cas de me donner un écu.
COURRIOL, luiJonnant.
Tiens l...
jcmqurt, regardant Vécu.
Ah ! mais il pleut de la monnaie... J'y vais,Mon$ieur,j’vvais!...
(/I remonte, et descend à la cave.)
courriol, <i Cboppàrd et Fouinard gui entrent dans fa maison. Maintenant , aidez-moi à mettre le buffet sur la trappe... puis cette table... là... s’il rentre par là nous aurons du malheur.
DOBOSC.
Et on appelle cela des économies !.:. (fl hausse les épaules -) c:hoppard.
Je crois que nous sommes bien seuls. Maintenant, on peut boire.-
DUROSC.
A l’air!...
(Il verse à boire. Ils sortent delà maison, et Dubosc, après avoir bu, va au fond écouter.)
Rien encore... Voilà ce que c’est... (Il écoute.)
COURRIOL.
Qu’écoutez- vous ?...
DUBOSC
Tout à l’heure... quelle heure est-il P.;.
COURRIOL.
Sept heures trois quarts.
jouQcrr, enfermé.
Oh 3 que c’est bète, ils m’ont enfermé 1... Ehî ouvra-mc* donc !
choppard a Dubosc.
Dis donc, Dubosc, il demande le cordon!
Dtnosc, entre dans la maison et parle à Joliquet en s'approchant de la trappe.
Si tu cries, si tu bouges, si tu ne comprends pas la plaisan-
. . COURRIOL.
Je commence à comprendre. . .
un courrier de malle porte toujours des pistolets.
. di’rosc, montrant ses ptslolcl*
J en ai aussi, moi. *
POUIItARD.
Et le postillon a un couteau de chasse.
. CBOPPARD.
Et j ai un couteau de table.
CODRRtÔL.
nténf...«£fœ r hSSm“ C ° n,W,# C0Urhcr
n . . ., . . , DUBOSC.
bfcn oémpns, hcua ?™ ; VÛU8 en in< > uiéua M voue m'avez
FOUmABD.
Parfaitement.
dubosc.
C'est quinze mille livres pour chacun de vous et trente mille pour moi... moins le dixième de la société.
. COURRIOL.
Soit.
DUROSC.
Maintenant, voici là distribution des rôles... Quand le courrier arrivera ici, M. Courriol suivra la voiture, moi je verserai leau-de vie ou le vin... M. Fouinard fera le guet sur la route* à M. Lhoppard, le postillon; je garde le courrier pour moi. ’
Mais j ai plus d’ouvrage qu’eux et je n’ai qu’une part.
DUBOSC
Il est temps encore de dire non.
CHOPPARD.
Ah! dame!
( Choppard et Dubosc i* chamaillent; Fouinard et Courriol »*»«terposent entre eux. On entend sonner huit heures ) dubosc-
Allons, voyons, ça approche 1 a-t-on le cœur solide ?...
CHOPPARD-
Mais oui.
DOBOSC, regardant Fouinard.
Maître Fouinard est bien blême! Eh bien, et toi, Choppard? choppard, d'un ton résolu.
Oh ! moi... j’irai.
dubosc, coudoyant Choppard et lui montrant Courriol.
Mais M. Courriol...
CBOPPARD.
Oh ! le fadard !
DUBOSC
Avec ses mains blanches !...
courriol, froidement et retirant ses gants.
M. Dubosc, quand j’ai besoin d’argcnl rien no me coûte... pas meme de me salir les mains.
DU SOSC.
Chut!... (Grtlcl et fouet.)
DUBOSC-
Oui... Allons, Fouinard, en avant... Couniol derrière lesar* bros... Choppord dans le fossé... ♦
choit akd, à Dubosc, en fut tendant la main.
Sans rancune.
DUBOSC
Va, mon vieux, moi, ici!...
(Tous obéissent, Dubosc reste seul.)