‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 36 sur 84 · SCÈNE XIÎJ · texte numérisé non relu

SCÈNE XIÎJ

les ttÊflcs, JOLIS, JÉROME, puis LESDRQUES.

jérohb, venant do gauche.

Qu’y a-t-il ? Qu’y a-t-il donc?...

JOLIQUET.

Ah ! patron! patron! j’en tiens m.. C’esbà-diro nous en tenons un!... (Rumeurs.)

jolie, arrivant do gauche.

Mais c’est M. Courriol !...

COUftftfÔL.

Oui, Mademoiselle, oui, moi! que ce misérable accuse.

LESUHQUJSS, arrive de gauche, suici de (Jucmeau, Lambert ci Didier attirés par le bruit.

Quel est cc bruit?... qui accuse-t-on ici?

jouqubt, montrant LesurqiiCSi %

Ah! voilà l’autre...

TOUS

L’autre?...

DAr&nrrott, à Joliquet.

Plûlt-fl?...

joliquet , s’éloignant do Lcsurqws .

Voilà l’assassin du courrier !

USEEQ0E5.

Moi?

JULIE

Mon pere?

courriol, d part.

Ob !... la ressemblance.

DA l'IEN T OH, à Joliquet.

Quoi! vous accusez aussi monsieur, mais c’est do la folie!

joliquet.

C’est lui qui a cassé son éperon chez nous.

JULIE

Son éperon I... grand Dieu !

joliquet.

Et à qui j’ai donné du fil pour rattacher la chaînette.

Julie, à Didier.

La chaînette! Ah ! mon père ! mon père!...

DAUBtxTON , retombe assis.

Ah ! mon Dieu I

JLnosdE, consterné.

Tout est perdu !

DAUBENTOH, à Joliquet.

Mais monsieur n’a pas été à Lieursaint, mon ami... il vient de nous le dire à l’instant même

jéhome, à Joliquet.

Non, non; il n’a pas été à Lieursaint.

JOLIQUET. •

Ah ! par exemple, patron... vous dites cela, vous qui avez rai son coup de pistolet...

JÉROME

Je te dis que ce n’est pas lui... je te dis qu’il n’est pus venu chez nous !

LCSORQOEB.

Inutile de mentir, cher père !...

joliquet, à part.

Son père !...

LEICRQUES.

Je puis avoir été à Lieursaint, et n’èlre pas coupable pmir cela... jo n’ai pas besoin d’un mensonge pour me defen» dre.

cur.RNCAU, allant à Lesurques.

Tu as été à Lieursaint ?

i.EsunocES , à Ouemeau et Lambert.

Oui. ch bien !... Est-ce quo vous ne m'avez pas vu partir

çu

le eounnifcn de lyon.

sur lo cheval que Cournol m’a fait louer ?

couuiuuL, a part.

En voilà bien d’une autre !

dauobnton, à Lesurque*.

Vous avouer maintenant, avoir été à Lieursoint hier... avec M. Cournol î

tMODQOES.

J y suis allé... je ne dis pas avec Cournol... mais sur un cli val qu'il m’a procuré.

•*».. .. . i i cuirs n iup, lauréat.

C’est vrai, nous l'affirmons !

COCRRIOi.

Mais. Monsieur, j'ai pu faire louer un cheval à Lesurques, sans aller pour cela à ueursaiot, je n'y suis pas allé !..

JOLIQUBT.

Menteur !

JOLtl.

Mon Dieu!... mon Dieu U.

, DAiHKN ruN, à Lesurqucs.

Et vous ôtes entré chez voire père, comme dit lo témoin ?. . . LKstnuuia.

le l'avoue.

nAI'tlRSTOH.

Et vous avez cassé là et raccommodé votre éperon '< USURQCIS.

Pourquoi le nierais-je ?..

a part.

Ab ! pauvre garçon, in t Vu ferres !

j 1 j «on fils.

Mais lais-loi donc malheureux !

ba:.:: r ro*.

Prenez garde, Lesurcues, : i vouez tout cela, ce garçon ne s’est donc pas trompé <-ii v > reconnaissant?

uk:q«vi s

Assurément, et je le recoin: I ; aussi.

o.\u«KN»ev.

Mais savez-vous qu'il tcusapjieilc 1 assassin du courrier?

LESUMjliES.

Moi I ah I

jéromb, riczni'rtf.

Non ! ioliquet ne peu» dire cela... il ne le dit pas. joliqi'bt, hésitant.

Dame! patron...

DAOBExtOîi, à Joliqutt.

Ah I vous n’ôtea plus sûr ihnlhlenant !...

, , t jor.iQpirr,

Ecoutez donc... le fils du patron.! .

WSURQliES. <1 Joli'fUCt.

Oh •' mais ce n’est pas là le iauj âge qu'il me faut, p.’ ménagements, je n'eu veux pas... m as-tu vu oui ou r. :: mon père ?

xouqdbt, qui est allé prés tic Jérôme.

Faut-il dire?... ( Jérôme hésite.)

LEJUhQDcs, à Jérôme.

Laissez- ie dire, mon père. ordonno 2 -liti de dire la vérilG jéromb , bas à Lisurques.

Tu ta perds...

LESURQUCS , rî JùliqiVt.

M‘.is-tu vu oui ou non . chez mnn père, et m’astu donné du tll, pour rattacher mon éperon , dis oui , puisque je dis oui 1

oliqoet.

Alors, oui I

LRSCnQÜES.

Maintenant tu sais bien que je suis parti de la maison, pendant que lu cherchais du vin., pendant que lu étais ù la cave... tu chanuûs... tu le saisi;.. ■ ,

jor.iQOCT, à Jcrôme.

Faut-il toujours dire oui ?

cEsiirnjiif*'. à Jérôme.

Mou Dieu, mais parlez vite, mon père, vous qui savez ce que i’ allais taire chez vous.

JÉROME, donné.

Moi!

LBSUnQl'KS.

Dites, il le faut bien, maintenant, fi n’y a plus de uéucuiesso a faire... dites ce que vous avez trouvé...

jÉnoMR, surprit.

que j’ai trouvé?...

LCSDRQOBt.

Dans votre chambre, mais parles donc* <4

JÉAUMB.

Mais je ne sais.

LESÜKQLES.

Ce sac...

Ab! un sac...

Que j’ai laissé sur

JEROME, éperdu, LESIIRQCEB.

votre commode...

jérome, 6uiuutie.

Sur la commode....

LESUBQCBS.

Cet argent... parlez donc... oh! mon, parlez donc, mon P*re...

Grand-père I*..

DIDIIR.

M. Jérôme!...

G CERNEAU et LAMBERT.

M. Jérôme.

DACBEKToa. à Jérôme.

La vérité, Monsieur, la vérité!...

LBSUHQCKS , hors tle lui.

Dites-leur donc que j’allais à Ueursaint, pour vou* . r, cet argent... justifiez-moi donc! mou père» voue w. z qu’on me prend pour un assassin...

jl homk, balbutiant , chaiicciant.

Non! noni il allait... il allait!... ah...

(Il s'évanouit ; on le conduit sur le canapé de gauche ; mou > ment d’effroi. Jeanne apporte un flacon, Didier le lui / if respirer.)

oidieb, a Lesurque».

Ce n'est rien )

. i . d jj WBZObqoes, anéanti.

Quo veut dire tout cela, mon Dieu...

DAUBRKTO.N, Ù Juin/Mt.

Témoin, persistez-vous dans voire déposition?

jouyiti, héulani.

Monsieur! .......

lbscbques , a Joliquet.

Je t’adjure, au nom du ciel, au uoin sacré de Dieu quo nous adorons, de dire la vérité.

DA08BMT0M.

El jo vous le recommande sous peine d'ôtre arrêté comme faux témoin... Persislez-vous à reconnaître Lesurques pour l’avoir vu chez votre maître hier 8 lloiéal à Lieursami? MtftUlf.

Oui, Monsieur...

coürmoi. , à Daubenlon.

Mais alors. Monsieur, moi?...

jôLiQtiKT, atife force.

Oh ! celui-là n’est pas tle la famille ; je ne harguiçrnerni pas... la tête sur le billot , je le dirais encore... oui , il en est , je l’ai

PAOIRMTOM.

Gendarmes, au nom de la loi, saisissez cet homme.

Il s'arrête un moment , la tête dan* ses mains, avec une do u* leur profonde.) jEASNt, a part.

Oh ! je comprends !

i> Armai ton. se lève et louche Lesurque* sur Pi poule. Lesurqucs ! au nom de la loi je vous arrête ?...

julie, allant à Lesurque ».

Mon père 1

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