‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 41 sur 84 · JOLI · texte numérisé non relu

JOLI

Oh t co n’est pas que mon père soit eoupable... b mes veux ! qu'importe ce que disent les témoins, qu’importe ce quediM -... I s accusateurs, qu’importe ce que décidera le Jury !... On a \ u. (llbonjmon père criminel un instant, muis moi depuis ueiz»ans , depuis que je respire, je l’ai vu le meilleur, le plus loyal «a-s hommes ! oh', ce n’est pas devant moi qu il faut 1 accusai* ! Mais tout cela ne doit pas vous toucher, Didier, je suis la tUh' de M Lesurques, moi, c'est mon devoir do parler ainsi ; vous qui avez un père aussi, vous qui ave/ des sœurs, vous ne devez jms accepter une part do notre déshonneur, qui rejaillirait sur votre famille... vous m’aviez proipis de m'epouser, je vojik rends votre parole ; vous m'avez dit quoivu.ua m’aimiez, i l t m’en souviendrai plus ; a partir de ce moment, Didier, vous êtes dégagé, vous êtes lihre, pardonnez-moi le tort involontaire que votis aurez reçu de moi.

DIDIER

Mademoiselle, chacun me regarde comme un honnête homme; eh bien, je cesserais du l’être, si je reprenais ma parole... Avec qui me suis-je engagé? avec votre père, qui pour moi non plus, n’a pas démérité un seul moment... Son innocence, vous eu êtes sûre, dites-vous, moi, je dis plus, je la prouverai, dussè-jo employer à cela, tout le temps que j’ai à passer sur la terre I dussé-je y perdre ma fortune et uni vie elle-même, car j’avais juré à votre père de vous rendre heureuse, et il nu peut y avoir de bonheur pour vous, sans la présence de ce père justifié. réhabilité, rendu à l’amour, à l’estime de toute sa famille. (Didier seltrvc.) Co quo je jure, Mademoiselle , je le tiens L,.. J’accomplirai donc cette œuvre, et quand Dieu m’aura conduit au bout de ma tâche , quand je vous aurai aidée , soutenue. consolée, pendant la captivité de èl. besuroues, quand je le verrai libre dans vos liras, quand je saurai qu’il n’extslc plus uno ombre dans votre bonheur, un nuage dans votre* avenir, alors, Mademoiselle, t-i vous me le demandez toujours, j’oublierai,., quo vous, vous aussi vous étiez engagée envers nioi . et quo naguère encore, vous me disiez : Didier , je vous épous . non pas parce que je suis riche, cutouréo, heureuse, mais je vous épouse, Didier, parce que je vum» aime I

j JULIE.

Oh 1 Didier, jo vous aime plus que jamais 1

DiuiRU, pif non t les mains de Julie oui se fève.

Vous m’aimez, Julio, alors votre main dans la mienne, marchons la tête bieu haute, bien tiôro, quelque suit l’anèl qui frappera notre père. Julio, nous avons deux ressources inépuisables, deux forces que rien ue saurait dompter!.,, notre amour, qui nous soutiendra contre la méchanceté des Domines; notre bonne conscience, qui plaidera pour nous, devant lo tribunal de Dieu. „

jour, à Dtdunr.

Oh ! Didier, vous me rendez la religion I... (Si le tombe à geneux.)

di un: n .la relevant.

Oh! nous n'avons pas a uwespérer, tout n’est pas fini pour

le

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