‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 58 sur 84 · scène n · texte numérisé non relu

scène n

JEANNE, JULIE, endormi a.

JEANNE

Et je puis vivre à côté de ce malheureux père qui soupçonne son fils... à côté de cette enfant qui r6ve peut-être de son père, moi qui n’ai qu’uu mol à dire, pour... Oh * non , je ne garderai pas plus longtemps ce secret qui me tue... Entre cet honnête nomme qu’on accuse et le misérable que je connais... dors-je hésiter un moment!... Moi seule, je devine que M. Lesurques peut n ôtre pas coupable I... cette fatale ressemblance aura tout fait... El je laisserais condamner l'innocent'... j’achèterais mon honneur, l’honneur de mon enfant au prix du sang de mon bienfaiteur... Non! non!.. Dieu m’est témoin qu'avant d’accuser le vrai coupable, j’ai longtemps, trop longtemps attendu... J’espérais que la Providence révélerait elle-même le secret... qu'elle-même se chargerait de punir l’inlAme Dubosc, en m'épargnant l'horreur d’une dénonciation. (Jeanne va au secrétaire, firen t du papier } et écrit sur le guéridon de gauche.) Mais, puisqu'il n'en est nen, puisque, dans quelques heures, la justice des hommes va peut-être frapper l'innocent et renvoyer impuni le criminel, c’est moi, moi qui, au prix de mon honneur, révélerai toute la vérité! Cette lettre, à M. Daubenluu, instruira les jurés de leur fatale erreur.

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