‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 7 sur 84 · LES (J HO L ES · texte numérisé non relu

LES (J HO L ES

Seize ans!... Cela nous pousse, j’en ai trente-huit... c'est une petite sœur pour moi... Tiens, Courriol I...

COURRIOL.

Bonjour, Lesurques 1 qu’il y a de temps que nous no nous sommes vus!...

LESURQUES

Ah! ça, mais nous sommes donc tout le collège Louis-te- Grand, ici!

GrtRNBAO.

Mon Dieu ! Lesurques. la jolie enfant que la fille. Ah ! monsieur Didier, vous avez bien fait de prenuro l'avancé ; on vous la dispu tétait, savez-vous!..

Il faudrait prouver d’abord, Monsieur, qu’on aime mademoiselle Julie, plus que je ne l’amie ; je ne la céderai pas sans cela. joue, à Didier.

Merci... Et il faudrait prouver que j’en puis aimer un autre que Didier, sans quoi je ne céderai pas.

LAMBERT-

C’est bien dit.

guembao.

Cela fait plaisir à entendre.

(Il offre uns chaise à Julie qui s'assied.) usurqou.

N’est- ce pas que c’est bon le bonheur?

COUHRIOL.

VoJS Ôtes heureux, vous, Lesurques P...

lesurques.

SI le suis heureux?... Oh !. . cela ne se demande pas... cela ee volt... <i je suis heureux! .. Mais toute ma vie est un cnchalnemenl de prospérité... De lions parents, une bonne santé... un peu d'intelligence que Dieu m’a donnée... des services honor.jhles dans l'armée, quand j’étais soldat àu régiment d'Auvergne.. l’amour du travail... une jolie fortune que j’ai amassée avec ce travail.. El puis, une tille comme celle que j’ai ... et puis un gendre comme celui que je vais avoir... avec tout

cela, encore un peu de jeunesse, de bons amis... Oh ! mais je suis tellement heureux, que Dieu n'a jamais fait un homme si heureux que moi l

COURRIOL.

Cela m'étonne toujours d'entendre dire ce que vous dites.

LESURQUES

Ah! c’est que c’est rare . [Julie h Mue.) Mais tu te lèves, Julie?

itrui.

11 est une heure, père.

dipibr, à Lesurques.

Et vous savez que nous avons bien des emplettes à faire.

LESURQUES

Oui, mes enfants! oui, allez, allez!...

JULIE

Quand te reverrons-nous?... A cinq heures, n’est-ce pas?... lesurques.

Oui, oui... C’est-à-dire, non, ne m’attends pas.

JULIE

Comment P...

DIDIER

Quoi! vous ne reviendrez pas dîner avec nous?.

LESUKÜl'Bj.

Je vais rester longtemps à table ; je n’aurai pas faim avant demain...

• JULIE

Mais, mon père.... donnez-nous un rendez-vous quelque part.

DIDIER

Faut-Ü vous reprendre ici?...

LESURQUES

Non... non... j’irai à la maison... Vous m’y attendrez. Adieu..* adieu...

julii, à Didier.

Qu’y a-t-il doue?...

LESURQUES

Allez, mes enfants, allez!...

JUUK et DIDIER, lu saluent.

Messieurs...

COUERiOL, GUKRNIAU, LAMBERT.

Mademoiselle... Monsieur Didier*..

LESURQUES

Bh bien l Julie, tu ne m’embrasses pas?.-.

[Julie embrasse ton père et sort avec Didier par la droite.) SCENE \ 111.

les mêmes, moins JULIE et DIDIER.

guerneau, à Lesurques.

Tu les affliges, ces enfants!

Lambert, même jeu.

Elle est tout inquiète !

courriol, même jeu.

Pourquoi ne pas lui dire ce que vous faites ?...

( Les garçons ont avancé la table du milieu et LESURQUES, à Courriol,

Mais tu me dis toujours vous... Tutoie-moi donc... Pourquoi

^ ne leur dis pas ce que je ferai, je vais vous le dire. Mais (Tard mettons-nous à table. (Ils se. mettent à table. — Musique, lorsqu'ils se mettent à table.) Le voici; c’est un petit secret ... Ah! dame! il va falloir revenir sur ce que je vous ai dit. .. Si parfaitement heureux qu’on soit, on a toujours quelques chagrins par ci, par là... J’en ai deux... le souvenir do ma pauvre femme que j’ai perdue... et mon père 1

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