SCÈNE II
JE INNE, JULIE, endormi».
JEANNE
Et je puis vivre à côté de ce malheureux, père qui soupçonne son fils... à côté de cette enfant qui rêve peut-être de son père, moi qui n'ai qu'un mot & dire, pour... Oh ! non. je ne carderai pas plus longtemps ce secret qui me tue... Entre cet honnête homme qu'on accuse et le misérable que je connais... do.s-je hésiter un moment!.,. Moi seule, je devine que M Lesurques peut n’être pas coupable?... cette fatale ressemblance aura tout fait... Et je laisserais condamner l'innocent 1 ... rachèterais mon honneur, l'honneur de mon enfant au prix du sang de mon bienfaiteur... Nonl non!.. Dieu m’est témoin qu'avant d’accuser le vrai coupable, j’ai longtemps, trop longtemps attendu... J’espérais que la Providence révélerait elle-même le secret... qu’elle-même se chargerait de punir l’infâme Dubosc, en m'épargnant P horreur d'une dénonciation. [Jeanne t?a au *ec rétaire, prend du papier et écrit sur te guéridon de gaueAe.) Mais, puis-
3 uïl n'en est rien, puisque, dans quelques heures, la justice es hommes va peut-être frapper l’innocent et renvoyer impuni le criminel, c’est moi. tnoi qui, au pnx de mon honneur, i révélerai toute la vérité! Cette lettre, a M. Daubenlou. instruira ! les jurés de leur futaie erreur.