LE COURRIER RE LÏON
•il
gronde... ces sinistres apprêts, mon père est ici. n'est-ce pas. Monsieur?., vous qui l avez fait condamner, r/est à vous que je le demande, rendez le moi !... rendex-le moi !...
imcbksto.v , après avoir regardé partout.
Fli bien, oui, je vous le rendrai ! .. oui. moi qui souffre autrui que vous, moi qui ai fait le ufcl, je le réoarerai, soyez tranquille 1 4
Vous!
mis
jdftoxs.
Vous sauverez mon fils !...
daubkktor, ht prenant i part tous deux.
Je Savais que nous n'avions pim. d'espoir, je savais le rejet do pourvoi, j avais prévu le refus du Directoire, et ce malin, d'après jesordresdu procureur-géi.éral. iavais dùcommaoder lesappréts du supplice. Mais, en obéissant à mon devoir de magistrat, je me réservai d'ohéirânjoncœur.àrhumanité.âramiliéquej'ai pour vous, pauvre père! pour vous, pauvre enranl 1 pour lui. ce noble martyr! A une heure, Lcsurques a trouvé sur sa table un paquet; dans ce paquet il y a une lettre qui lui annonce que I exécution doit avoir lieu aujouni bui, qu'une chaise de poste l tr.-p i au coin de la rue du Harlay; dans le paquet il * trouvé aussi une clef qui ouvre la porte de sa prison !...
mu, d Daubenton.
Ah ! Monsieur. . Monsieur...
léiioMB, A Daubenton.
Monsieur, vous êtes notre sauveur ! tuais s'il rencontre quelqu un dans les couloirs, un guichetier.
daubertoh, d Jérome.
Celui qu'il pourrait rencontrer c'est un hommo qui m’est dévoué, que j 'ai prévenu, qui fermera les yeux.
JOUR
Ainsi à l'heure qu'il est, il est sauvé peut-être !...
MUMirroH.
A l’heure qu’il est, votre père n'a plus rien à craindre et trouvera dans la voiture le passeport dont il a besoin pour gagner Dieppe et s'embarquer...
cuisa, joui, jéhoxb.
Obi
bacbertom, ftzamifurnf partout.
Mais silence 1... cachez cette joie t que nul ne la soupçonne) tout le monde ici fait des vœux pour le salut de votre père, mais chacun a son devoir à remplir. C'est & trois heures que les condamnés doivent être amenés au greffe pour accomplir les dernières formalités et recevoir les derniers adieux de leurs proches., à trois heures, vous serez sûrs qu'il est sauvé 1
JSftQJUL.
A trois heures I...
D1DIK1.
Dans vingt minutes!...
JOLIS
Oh ! mon cœur, mon cœur pourra-t-il battre ainsi jusqu'à ce moment-là 1...
MOBBtrrai.
A trois heures, quand vous verrez les autres et que vous ne le verrez pas, lui, oh ! contenez-vous!...
jêhoxk, à Daubenton.
Oui, oui, soyez tranquille, nous nous contiendrons.
MUB»
Que vous êtes bon, mon Dieu I...
jtfaoiis.
■on Dieu! pardonnez-nous d’avoir dontéî...
(Trois quarts sonnent.)
Bimn.
Les trois quarts de deux heures.
liions.
Mais qui vient là?...
(La grille du fond t’ ouvre, le geôlier, le prêtre et le bourreau traversent et vont à gauche, les gendarmes et l'exempt retient
au fond.)
DAUBZNTOR.
Ne vous effrayez pas!... ce sont les officiers do la prison ( c'est l'abbé qui exhorte lee condamnés.
jour . monlrofU le bourreau.
Et cet homme, mon Dieu, qui est-il?
DAUBBKTDN, d JulÛ.
Remerciez Dieu qui lut arrache votre père, priez pour ceux qui vont lui appartenir* ( Daubenton regard* partout.)
JÉItOMI.
Donne-moi ta main, Julie.
IÜL«.
Oui, grand-père, oui...
jéromb, à Didier.
Comme le temps passe lentement... n’est-ce pas, Didicr7.»i
Oui, oui!...
SlDIBR.
liions.
Du courage, ma petite Julie.
reus.
J en ai, grand-père...
jénonc, prenant Julie dans ses bras.
Tu sais ce qu'a dit M. Daubenton, quand nous verrons les autres, et que nous ne le verrons pas. lui, cachons bien notre joie, n'insultons pas à ces malheureux. •
/ulie , a Jérome.
Oh! non... ce serait mal... non... Trois heures ne sonneront jamais!
baubertor, bas.
Allons, nous touchons au terme de l'épreuve.
(Trois heures tonnent. Jérôme, Julie, Didier, se tenant groupés, regardent avidement la porte de gauche qui s'ouvre.)