‹ Le cousin du roi comédie en un acte, en versChapitre 20 sur 32 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DÜFRESNY.

Les fous! Non, ils sont sages.

Pourquoi les effrayer par mes vilains présages?

Avec mélancolie.

Il sera toujours temps!

Il regarde tristement la table chargée de flacons rides.

Ces débris de festin.

C’est l’image parfaite, hélas ! de mon destin.

Donc vous n’avez plus rien à dire, ô flacons vides,

Qui versiez tout à l’heure à leurs lèvres avides Une ivresse si gaie et des espoirs si fous?

Non, n’est-ce pas? Eh bien, moi, je suis comme vous! Comme vous j’ai caché dans mes urnes choisies Mille étincelles d’or! Toutes les fantaisies Pour lesquelles vingt ans mon feu se dépensa,

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