‹ Le Cousin du roiChapitre 29 sur 32 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Tu sais bien, qui toujours l'accompagne... une histoire Qui te... mais non, jamais tu ne pourras le croire.

DUFRESNY

Nous verrons bien.

DESMAI'.RF.S.

Gageons. .Madame, au jeu du Roi, Hier loua bruyamment une chanson de toi. Le prince alors s'avance et défile tes titres; Tes piquants Entretiens Siamois, ces chapitres Où notre La Bruyère eût glané, Le Dédit, L" Mariage fait et rompu, puis l'Esprit De Contradiction, puis l'adroit dialogue Du Joueur, un chef-d'œuvre!

Où va ce catalogue?

Beaux chefs-d'œuvre, ma foi, qui ne m'ont rapporté Que beaucoup d'envieux et que ma pauvreté!

DESMARRES

Père ingrat! Entraîné par ton apologie, Sur ta bourse le prince a fait une élégie.

I) Il II ESN Y.

Et le roi?

I) KSMARRES.

Le roi dit: « Quoi! mon pauvre cousin! »

A NGELIQ LE, doucement à Dufresny.

Vous voyez qu'on vous aime encore, mon voisin!

DESMARRES

Bref! pour achever tout, il te donne une marque De son ressouvenir... mon ami, quel monarque! Les banquiers (vois jusqu'où va son affection) Auront leur privilège à la condition De te compter demain soixante mille livres!

DUFRESNY, embrassant Angélique.

0 ma femme!..

DESMARRES

On s'épouse?

DUFRESNY

0 sort qui me délivres !

On se marie! alors ne soyez pas ingrats! J'espère, Dufresny, que tu m'inviteras.

DUFRESNY

Certe, et même je veux l'envoyer un carrosse. Mais promets-moi du moins, pour égayer ma noce, Que ce jour-là, quittant leurs airs étiolés, Tes canons mieux en point paraîtront consolés!

DESMARRES, fiché.

Mais...

A part et avec réflexion.

Je lui répondrai . morbleu !

DUFRESNY

Plus de souffrance !

Cette enfant que tu vois, ami, c'est l'Espérance ! Je l'épouse, et déjà pour lêter mon réveil, Le soir sur mes carreaux darde un rayon vermeil! Tout me sourit! le Roi m'a puni de mon doute. Son soleil a versé des pleurs d'or sur la route Où, triste pèlerin, sans but je cheminais. L'amour m'a refait simple et bon, et je renais !

DESMARRES

Moi je te perds!

DUFRESNY

Non pas, j'ai de l'or, c'est-à-dire Nous en avons ! Ainsi va vers ce qui t'attire ; Accueille tes désirs en maîtres absolus, Obéis au caprice, et ne t'avise plus De dire : « Adieu, paniers, les vendanges sont faites ! » J'ai de l'or, nous pouvons perpétuer les fêtes I

Pas trop longtemps. Je veux l'ordre dans la maison.

DUFRESNY

Vous êtes mon bonheur, vous serez ma raison !

DESMARRES, qui n'a pas cessé de se promener en rêvant profondément.

Tout leur va bien, Thisbé va convertir Pyrame;

Se grattant le front.

Mais moi, je ne puis pas trouver mon épigramme !

Avec explosion.

Je la tiens !

Haut.

Tu plaignais pour le jour du repas

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